Frappe israélienne sur la base T-4, 2 morts

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Des avions israéliens ont frappé une base aérienne syrienne près de Homs, faisant 2 morts.

Vendredi, des avions non identifiés ont ciblé des sites militaires appartenant aux milices iraniennes à Al Bukamal et Deir ez-Zor.

Damas prétend, comme à chaque fois, que les défenses aériennes auraient intercepté la majorité des missiles ciblant la base T-4 ; des dommages non précisés également causés au site qui sert de zone de transit à l’armement et aux dornes iraniens

Deux membres de milices pro-iraniennes ont été tués dans l’attaque, a rapporté samedi l’Observatoire syrien des droits de l’homme.

Illustration : sur cette photo publiée par l'agence de presse officielle syrienne SANA, montre des missiles volant dans le ciel près de l'aéroport international, à Damas, en Syrie, le 21 janvier 2019. (SANA via AP)

Illustration : cette photo publiée par l’agence de presse officielle syrienne SANA, montre des missiles volant dans le ciel près de l’aéroport international, à Damas, en Syrie, le 21 janvier 2019. (SANA via AP)

Six soldats syriens (ou miliciens pro-Iraniens?) ont été blessés lors d’une frappe aérienne israélienne visant la base aérienne de Tiyas, ou T-4, à l’extérieur de la ville syrienne de Palmyre vendredi soir, selon les médias syriens.

L’agence de presse officielle SANA a déclaré vers 21h30 : des avions de guerre israéliens ont lancé leurs missiles depuis la direction d’al-Tanf, un avant-poste américain à la frontière entre la Syrie, la Jordanie et l’Irak, et ont touché la base aérienne.

Un responsable cité par la chaîne de télévision d’État a déclaré que les défenses aériennes syriennes auraient touché la plupart des missiles entrants. Ce que l’on sait peu probable. Mais il a rapporté que six soldats ont été blessés dans l’attaque et qu’il y a eu des dommages non spécifiés. Il n’a pas apporté d’autres détails, mais l’on entend une dissonance contradictoire dans son exposé conforme à la ligne officielle.

L’IAF de Tsahal aurait désorganisé la base aérienne en la prenant pour cible à plusieurs reprises ces dernières années. La Presse étrangère a attribué chaque frappe à Israël.

Al Bukamal, près de la frontière du pays avec l’Irak, est en « état d’alerte », selon le SOHR, alors que des tirs intenses ont été entendus dans toute la ville, apparemment une tentative de la milice iranienne de viser l’avion non identifié.
 
En août, quatre combattants pro-iraniens alliés au régime Assad ont été tués alors que des frappes aériennes israéliennes auraient  visé des sites militaires syriens dans les montagnes de Qalamoun, près de la capitale Damas.

Les responsables de la défense israélienne ont affirmé dans le passé que la base est utilisée par les forces iraniennes dans le cadre des efforts de la République islamique pour se retrancher militairement en Syrie, ce qu’Israël s’est engagé à empêcher.

En février 2018, la défense syrienne est parvenue a abattre un F-16 israélien, qui s’est écrasé sur le territoire israélien, lors d’une attaque contre la base T-4 au cours d’une journée de combats intensifs contre les forces soutenues par l’Iran.

La base aérienne de Tiyas, ou T-4, à l’extérieur de la ville syrienne de Palmyre, qu’Israël sait être exploitée par l’Iran et sa force Quds. (Capture d’écran/Wikimapia)

En avril de la même année, Israël a de nouveau attaqué la base afin de détruire un système antiaérien avancé iranien récemment livré, tuant au moins sept membres des Gardiens de la révolution iraniens et sept membres de l’armée syrienne.

L’armée israélienne ne commente pas les informations faisant état de frappes spécifiques en Syrie, à l’exception de celles qui sont menées en représailles aux attaques du pays.

Israël a lancé des centaines de frappes contre des cibles militaires liées à l’Iran en Syrie au fil des années, mais reconnaît ou discute rarement de telles opérations.

Israël craint un retranchement iranien à sa frontière nord et a frappé à plusieurs reprises des installations et des convois d’armes liés à l’Iran à destination du Hezbollah.

Avec Associated Press.

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