Pour la Justice française dévoyée, ordonner de tuer les Juifs n’est pas de « l’incitation »

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Preuve à charge de plus du caractère profondément perverti et implicitement antisémite d’une majeure partie de la confrérie des Juges français?

Un tribunal français réalise une prouesse en matière d’hypocrisie : il acquitte un imam des accusations d’incitation à la violence pour avoir cité un texte ordonnant aux musulmans de tuer des juifs.

Mais le dossier Tataï ne s’arrête pas là, puisqu’il prône le retour du Califat selon des termes identiques à celui de l’Etat Islamique, cite fidèlement le prêcheur des Frères Musulmans Youssouf Al Qaradawi… Et inaugure paisiblement la mosquée de Toulouse financée par le Koweit et l’Algérie.

Ainsi va « l’Islam de France » du En-Même-Temps Macronien.

 

Tataï profère ouvertement la haine des Juifs et de la Démocratie

 

JTA ) — Un imam important en France qui, dans un sermon, a récité un texte religieux (présent dans la Charte du Hamas) ordonnant aux musulmans de tuer des Juifs a été acquitté d’accusations d’incitation à la haine antisémite.

Mohamed Tatai, le recteur de la Grande Mosquée de Toulouse, n’avait aucune envie d’inciter à la haine dans son sermon de 2017, a jugé mardi le Tribunal correctionnel de Toulouse. Le sermon a eu lieu quelques jours après l’annonce de la nouvelle que les États-Unis reconnaîtraient Jérusalem comme capitale d’Israël.

Les dirigeants de la communauté juive, qui ont rompu les relations avec Tatai et sa mosquée après la découverte de son sermon, ont protesté contre la décision. Tatai dirige un groupe de dialogue interreligieux appelé Cercle pour le Dialogue Civilisationnel! (dévolu à construire une mosquée d’au moins 6 millions d’Euros à Toulouse).

Selon ce tribunal et l’Imam, Traoré a posteriori, a bien fait

Franck Teboul, président de la section toulousaine du groupe de coordination CRIF des communautés juives françaises, a déclaré que cela rappelait une décision récente en France de ne pas juger le meurtrier d’une femme juive de Paris qui, lors du meurtre de Sarah Halimi en 2017, a craché des insultes antisémites et crié des slogans à la gloire d’Allah. Un tribunal a jugé que Kobili Traoré était trop chargé en marijuana pour qu’un tribunal puisse le rendre responsable de ses actes.

« Même lorsque vous tuez un juif, vous n’êtes pas condamné mais considéré comme un déséquilibré », a déclaré Teboul à France Bleu. « Donc, vous dites à des milliers de personnes dans une mosquée de tuer des Juifs et vous pouvez allègrement vous cacher derrière un texte vieux de plusieurs siècles pour éviter une condamnation. »

Tous les responsables musulmans ne disent mot et consentent aux propos de Tataï

Les dirigeants de la communauté musulmane ont salué l’acquittement du tribunal.

Abdallah Zekri, président de l’Observatoire pour la lutte contre l’islamophobie, et un leader communautaire nommé par la Grande Mosquée de Paris, a déclaré que le verdict « coupe l’herbe sous le pied des fondamentalistes radicaux qui s’attendaient à ce que Tatai soit condamné à dire à leurs partisans: ‘Regardez comment ils’ traitent un musulman modéré », a-t-il déclaré, citant France Bleu.

Zekri a défendu Tatai, affirmant qu’« il a toujours entretenu de bonnes relations avec les communautés juive et catholique ».

Tatai, qui n’a pas démissionné de ses postes communautaires, a reçu le soutien de membres éminents de la communauté musulmane.

Dans le sermon, qui a été filmé, il a déclaré que le prophète Mahomet « nous a parlé de la bataille finale et décisive : ‘Le jour du jugement ne viendra pas tant que les musulmans ne combattront pas les Juifs. Les Juifs se cacheront derrière les pierres et les arbres, et les pierres et les arbres diront : Oh musulman, oh serviteur d’Allah, il y a un juif qui se cache derrière moi, viens le tuer – à l’exception de l’arbre de Gharqad, qui est un des arbres des Juifs ».

Dialogue : Tataï prône le sabre et le fusil contre les Juifs et de battre les femmes pour insubordination

Il a également prédit la disparition d’Israël et a déclaré que les funérailles de 2016 du président israélien Shimon Peres étaient en fait les funérailles d’Israël.

Le 10 avril 2015, sur le sujet du «sacrifice pour l’islam», il citait dans son prêche un penseur violent des Frères musulmans dénommé Youssef Al-Qaradawi – interdit de séjour en France – qui explique qu’il «n’y a pas de dialogue entre les musulmans et les Juifs, hormis par le sabre et le fusil» et qu’il faut battre les femmes qui montreraient «des signes de fierté ou d’insubordination». Dans ce même prêche, Mohamed Tataï préconise de combattre «celui qui doute de son islam» et déclame une ode au sacrifice : «le sacrifice dans la voie d’Allah est le jihad suprême»

Tataï attend le retour du Califat et la Charia

Une autre prouesse du 4 février 2011, repérée et traduite par Islamineurope, constitue une attaque directe contre notre régime politique : la démocratie est qualifiée de «religion bizarre» qui «sert à protéger les châteaux et à garder le dictateur». L’imam explique clairement attendre le retour du califat et défend la domination et la gouvernance des musulmans : «c’est la communauté à qui Allah a promis le retour du Califat, de la justice, de la victoire et de la gouvernance. C’est la communauté supérieure, Allah a dit : ‘Ne vous laissez pas battre, ne vous affligez pas alors que vous êtes les supérieurs, si vous êtes de vrais croyants.’» Rappelons que le retour du califat signifie la mise en place d’un Etat islamique dont le système juridique équivaut à la charia… Et tout ceci est prôné en France !

Dans ce même discours, l’imam s’emploie aussi à une victimisation des musulmans. L’Occident est accusé de «falsifier la géographie et l’histoire» de la ville de Jérusalem. «Vous cherchez à emprisonner l’Islam, à l’enterrer, à le tuer», lance-t-il à destination de l’Occident. Loin, bien loin de l’Islam de la tolérance et de la paix…

Une drôle de coïncidence quand on sait que l’imam est le président du Cercle de dialogue civilisationnel, l’association porteuse du projet de construction de la Grande Mosquée de Toulouse. 6 millions d’euros de dons ont d’ailleurs été récoltés pour financer l’édifice, notamment auprès du Koweït (131.000 euros) et de l’Algérie (213.000 euros). L’inauguration a eu lieu samedi 23 juin dans le quartier d’Empalot. Le discours de l’imam Mohamed Tatai invoquait la paix et jugeait que la mosquée devait être un «rempart contre l’extrémisme». Un double discours préoccupant

Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris et président du Conseil français du culte musulman, a protesté contre la controverse sur le sermon de Tatai plutôt que sur le sermon lui-même.

Agissant en tant que porte-parole de Tatai, Boubakeur a déclaré que Tatai « s’excuse auprès de quiconque a été accidentellement offensé par le retrait du contexte » du sermon. Aucun des imams n’a expliqué ce qu’ils pensent être le contexte correct.

Par effet de vases communicants, il va devenir de plus en plus difficile d’assurer la sécurité des Juifs de France, à mesure que la Justice libéralisera le droit de proférer les appels du Hamas dans les prêches et les rues et excusera la haine habilement déguisée en harangue moutonnière.

Ce qui fonctionne bien au niveau des services de police (à de rares exceptions près) est totalement dysfonctionnel en ce qui concerne la (parodie de) Justice. Une systémique coordinatrice bien huilée de juste répartition des rôles est donc rendue délibérément impossible. On ne peut pas lutter contre l’antisémitisme en France, sauf à se lancer dans de grandes tirades déclamatoires sur une air connu de Rouget de Lisle. 

Marc Brzustowski, avec JTA, Vleurs Actuelles, Bourdin Direct et Célina Pina, etc.

2 commentaires

  1. Hypocrisie des dirigeants politiques qui ont les moyens de faire appliquer les textes et faire pression sur la machine judiciaire quand cela sert leurs interêts et sinon se retranchent devant le mantra de l’indépendance des juges.

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