Hezbollah : les drones explosifs sur Erbil visait un « nid d’espions du Mossad »

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La frappe de drones-suicide iraniens sur l’aéroport d’Erbil en Irak a visé (et manqué!) le « repaire d’espions du Mossad » (dixit journal du Hezbollah)

Une attaque de drones et de missiles sur l’aéroport international d’Erbil dans le nord de l’Irak samedi soir, où sont stationnées des troupes de la coalition dirigée par les États-Unis, a visé une « station appartenant au Mossad, l’agence d’espionnage israélienne », selon le média affilié au Hezbollah Al Mayadeen.

 

Une attaque de drones et de missiles sur l’aéroport international d’Erbil dans le nord de l’Irak samedi soir, où sont stationnées des troupes de la coalition dirigée par les États-Unis, a visé un « poste d’espionnage appartenant à l’agence d’espionnage israélienne Mossad », a rapporté dimanche le média affilié au Hezbollah Al Mayadeen. .

Une source en Irak proche des milices chiites qui ont apparemment mené l’attaque a déclaré à Al Mayadeen que des roquettes Katyusha ont frappé « un repaire d’espions du Mossad ».

Le service antiterroriste du Kurdistan a déclaré qu’au moins deux drones transportant des explosifs avaient visé l’aéroport de la région dirigée par les Kurdes. Il a déclaré que l’attaque n’avait fait aucune victime.

 

Lawk Ghafuri, porte-parole de la région semi-autonome du nord, a déclaré que les explosifs avaient frappé à l’extérieur de l’aéroport et a rejeté les informations selon lesquelles l’attaque avait eu un impact sur les vols. Il a déclaré que l’aéroport restait ouvert et qu’une enquête menée par les autorités kurdes était en cours.

 

L’attaque était la première, après une accalmie de deux mois dans les attaques de drones et de roquettes visant spécifiquement la présence américaine à Bagdad et les bases militaires à travers l’Irak. Le 8 juillet, des roquettes ont atterri dans et autour de la zone verte fortement fortifiée de la capitale irakienne Bagdad, qui abrite l’ambassade des États-Unis. Cette frappe a causé des dégâts matériels mais aucune victime.

Jusqu’à récemment, les attaques étaient fréquentes. Les États-Unis ont accusé les milices soutenues par l’Iran d’être à l’origine de ces attaques. Plus récemment, les attaques sont devenues plus sophistiquées, les milices utilisant des drones au lieu de roquettes Katyusha.

Les forces américaines mettront fin à leur mission de combat en Irak d’ici la fin de cette année, mais continueront de former et de conseiller l’armée irakienne. Il y a actuellement 2 500 soldats américains en Irak qui aident les forces locales à contrer ce qui reste du groupe État islamique.

PS : On lit assez clairement les origines de ces allusions de présence du Mossad au sein même de l’aéroport d’Erbil au Kurdistan, Israël ayant une longue tradition d’aide, autant que faire se peut, en direction de la minorité kurde, l’ayant soutenue lors de son référendum pour l’Indépendance du 25 septembre 2017, qui a mal tourné, avec l’intervention des forces irakiennes contre Kirkouk et les zones disputées… A l’époque, Erdogan avait également accusé le Mossad d’avoir joué un grand rôle dans le déclenchement de cette consultation populaire. Plutôt que de précisions militaires au sujet d’objectifs réels, on a affaire à de la vulgaire propagande conçue sur de vieux préjugés éculés et quelques raccourcis sur des intérêts croisés, qui ont néanmoins un « fond de vérité » comme en toute rumeur.

Iraqis Kurds carry the Kurdish and the Israeli flags in the streets of the northern city of Kirkuk on September 25, 2017 following a referendum on the independence.
Iraq’s Kurds defied widespread opposition to vote in a historic independence referendum, sparking fresh tensions with Baghdad, threats from Turkey and fears of unrest. The vote in the autonomous Kurdish region of northern Iraq and some disputed areas is non-binding and will not lead automatically to independence, but is seen by the Kurds as a major step towards a long-cherished dream of statehood/ AFP PHOTO / AHMAD AL-RUBAYE

israelhayom.com

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