Sharren Haskel : « La Souveraineté, seule solution au conflit »

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« La seule solution au conflit israélo-palestinien est d’appliquer la souveraineté en Judée-Samarie »

La membre de la coalition au pouvoir a évoqué le conflit, lors de cet épisode autour de l’évasion des six prisonniers de la prison de sécurité de Gilboa (2 seraient encore en liberté à l’heure qu’il est) et les troubles palestiniens qui ont suivi : « L’histoire a prouvé qu’il est impossible de vivre dans des accords de paix avec eux.

Maariv en ligne 11/09/2021 15:43
 
Sharren Haskel parle du conflit israélo-palestinien dans « Shabbat Tarbut ». Photo : Sans crédit

La membre de la coalition Sharan Haskel (Nouvel espoir) a déclaré aujourd’hui (samedi) lors d’un événement « culturel » à Kfar Yona que la souveraineté doit être appliquée en Judée-Samarie, car « l’histoire a prouvé à maintes reprises qu’il n’est pas possible de vivre en paix, dans le cadre d’accords avec eux, tout simplement parce qu’ils ne s’y intéressent pas. » .

L’exposé de ces motifs s’inscrit dans le contexte de l’évasion des six prisonniers de la prison de sécurité de Gilboa et des troubles palestiniens qui ont suivi. « Notre conflit avec les Palestiniens, sa profondeur est culturelle et religieuse, donc peu importe jusqu’à quel point nous essayons de le résoudre par des solutions territoriales, cela n’aidera pas », a-t-elle ajouté.

L’ordre ne règne que par la répression brutale

Elle a noté le problème inhérent au système palestinien, qui concerne le leadership : « Le problème est le type de système de pouvoirs qu’ils mettent en place, le leadership corrompu qui, plus il les écrase et les laisse plus déprimés, plus il les tue (affaire Banat). Personne ne peut manifester ni s’exprimer, les jeunes sont à 45% de chômage, c’est pourquoi « Les dirigeants ne le tuent pas. Mahmoud Abbas se construit un palais pour 15 millions de shekels à Ramallah, alors que 45% des jeunes sont au chômage ».

« Dans les décennies à venir, il n’y aura pas de direction palestinienne appropriée qui soit capable de diriger courageusement les Palestiniens, donc je n’ai pas d’autre choix à proposer que de rester avec une seule option : appliquer la souveraineté en Judée-Samarie », a-t-elle conclu.

Tout n’est que corruption, gabegie et chaos

Pour rappel, suite à la composition diversifiée de la coalition actuelle, le Premier ministre Naftali Bennett a déclaré dans une interview au New York Times lors de sa visite d’État aux États-Unis que « ce gouvernement n’annexera ni n’établira d’État palestinien, tout le monde l’accepte.  Je suis le Premier ministre de tous les Israéliens, et ce que je fais maintenant, c’est de trouver un terrain d’entente – de quelle façon pouvons-nous nous concentrer sur ce sur quoi nous sommes d’accord. ».

N’ayant pas de responsabilité ministérielle et s’exprimant sur le plan des conceptions idéologiques, Sharren Haskel a donc pu s’exprimer librement, tel qu’en toute logique, les choses s’expriment sur le terrain politique. Est-ce que ce qui ne « peut pas » se déclarer au sein d’un gouvernement, peut néanmoins se réaliser dans les faits?

maariv.co.il

2 commentaires

  1. Le constat que fait Shaten Haskel paraît pertinent, sauf qu’elle participe avec son groupuscule politique au gouvernement constitué d’autres groupuscules qui sont aux antipodes de son constat et de ses préconisations.
    Cherchez l’erreur.

    1. Le débat réel sur la Souveraineté s’est interrompu au moment des accords d’Abraham, avant le 15 septembre 2020, car tel était le Césame que Netanyahu mettait dans la corbeille de mariage avec les Emirats, Bahrein-, le Maroc, le Soudan. Etait-ce pertinent? Oui, puisque la souveraineté purement déclarative n’est pas totalement utile si on contrôle un territoire sans avoir à le rappeler à tout bout-de-Champ.

      Le constat de Sharren Haskel est plus géopolitique qu’n discours déclaratif idéologique (type Yakafaucon) : concrètement, les Palestiniens ne savent pas se gérer eux-mêmes : il y aura toujours au moins deux factions rivales Hamas et Fatah, la corruption est inévitable, le seul moyen de régner c’est la force répressive brutale (affaire Banat et ses suites). Concrètement, il n’y aura jamais de pouvoir stable, à peu près équitable, qui profiterait au peuple. Au bout du compte, le chaos s’installera après le départ d’Abbas dans les camps dits de « réfugiés » ((même chez eux, ils vivent chez les autres) et Israël se retrouvera dans une situation de devoir reprendre au moins les questions « régaliennes » de sécurité et d’ordre, quitte à mettre sur pied une administration-fantôche ou purement technocrate pour gérer les problèmes courants…

      Admettons qu’idéologiquement, certains groupes du gouvernement ou de la coalition (Meretz, Avoda, Raam…) soient pour la solution à deux Etats, sur le plan des constats sécuritaires et d’ordre politique, il n’existe pas de solution palestinienne interne pour occuper des fonctions d’un « Etat normal » autre qu’en faillite. L’Autorité Palestinienne est une solution « transitoire » (qui dure) incapable de s’organiser plus loin et on ne peut rien mettre à la place. Ce qui veut dire que c’est une impasse ; depuis ses tous-débuts… Le jour même où le Hamas renverse Abbas à Ramallah, Tsahal devrait reprendre le contrôle, pour le meilleur et pour le pire et éradiquer l’entité en question.
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