Bennett : Israël ne négociera pas avec des Palestiniens « divisés, fracturés et sans gouvernail »

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Avant la première rencontre avec le président américain Joe Biden, le Premier ministre Naftali Bennett a déclaré au « New York Times » que son gouvernement poursuivrait sa politique de « croissance naturelle », y compris par davantage de constructions en Judée-Samarie.

Juste avant son départ pour Washington mardi pour sa première rencontre avec le président américain Joe Biden, le Premier ministre Naftali Bennett s’est adressé au New York Times et a souligné que le gouvernement Bennett-Lapid n’annexerait ni ne formerait un État palestinien.

 

Les pourparlers de paix n’auront pas lieu en partie parce que la direction palestinienne est « fracturée et sans gouvernail », a-t-il déclaré au Times.

 

« Je suis le Premier ministre de tous les Israéliens, et ce que je fais maintenant, c’est de trouver un terrain d’entente : comment nous pouvons nous concentrer sur ce sur quoi nous sommes d’accord », a déclaré Bennett.

 

« Israël poursuivra la politique standard de croissance naturelle », a déclaré Bennett, ajoutant que son gouvernement étendrait la construction en Judée-Samarie, mais il a refusé de discuter de la pression américaine visant à provoquer la réouverture d’un consulat à Jérusalem-Est afin de fournir des services à la population palestinienne.

 

« Jérusalem est la capitale d’Israël », a déclaré Bennett. « Ce n’est la capitale d’aucune autre nation. »

En ce qui concerne l’escalade de la situation sécuritaire à la frontière sud d’Israël avec la bande de Gaza, Bennett a déclaré qu’il était prêt à continuer à combattre le Hamas, même si le partenaire de la coalition Ra’am s’opposait à cette approche.

 

« Je ferai le nécessaire pour sécuriser mon peuple« , a déclaré Bennett. « Je n’impliquerai pas et n’impliquerai jamais de considérations politiques dans les décisions liées à la défense et à la sécurité. »

 

Bennett a également déclaré que ce serait une erreur pour les États-Unis de rejoindre l’accord nucléaire du JCPOA de 2015 avec l’Iran et qu’il prévoyait de présenter à Biden une « nouvelle stratégie » sur Téhéran qui inclurait un axe d’opposition tournant autour des nations Arabes « raisonnables » qui refusent de coopérer avec les politiques de l’Iran (constitution d’un bloc israélo-sunnite).

israelhayom.com

5 commentaires

    1. Partant pour les Etats-Unis, il s’engage sur un certain nombre de points, dont l’absence de négociations avec les Palestiniens. Le jour où il négociera avec Mahmoud Abbas, vous direz que c’est un « menteur ». Maintenant qu’il s’y tient et s’y engage vis-à-vis d’éventuelles pressions américaines, personne ne peut dire que, sur ce point, il trahit sa parole. Tout le reste n’est que spéculation politicarde parce qu’il existe un fond de mécontentement, Netanyahu ayant été infoutu capable de former un gouvernement et point-barre. « Tout le reste n’est que commentaire », comme on dit chez nous.

    2. Comment bloquer toute réunion devant autoriser les constructions et en même temps « poursuivre la construction en Judée-Samarie », seul un esprit politique tortueux peut y arriver. A moins que la poursuite de la construction s’applique…. aux Palestiniens et non aux Israéliens ?

      1. Voilà ce qu’on trouve sur le sujet : L’approbation de 2.223 nouveaux logements prévus pour les résidents juifs de Judée-Samarie a été reportée à une date inconnue après que le conseil chargé de les approuver ne s’est pas réuni comme prévu, a rapporté Kan News.

        Le Conseil suprême de planification de l’administration civile ne se réunira pas non plus jeudi, a rapporté Kan.

        La nouvelle fait suite à un rapport de mercredi dernier selon lequel les permis de construire pour quelque 800 logements palestiniens dans la zone C n’ont pas non plus été délivrés comme prévu. La raison tournerait autour d’une protestation des travailleurs contre les conditions d’emploi.

        Le ministre de la Défense Benny Gantz réexaminera également la décision d’accorder des permis de logement aux Palestiniens dans la zone C, après une demande des membres du parti Yamina [de Bennett] du gouvernement de coalition gouvernementale. La zone C, qui comprend environ 60 % de la Judée et de la Samarie, est entièrement sous contrôle israélien.

        Jeudi dernier, Kan a rapporté que le Premier ministre Naftali Bennett avait retiré environ un tiers, soit 1.000 unités d’habitation juives de la liste des plus de 2.200 pour éviter de créer des tensions avec l’administration Biden, qui a mis en garde Israël contre les mesures qui mettraient en péril la solution de deux Etats.

      2. En gros la réponse est : pas de solution à deux Etats, mais encore faut-il que la pilule passe à Washington : or, Biden est en position de faiblesse avec Kaboul et ne devrait « logiquement », pas trop la ramener, du style : « faites des efforts pour la paix et amenez le Hamas à Ramallah ». Abbas est englué dans des protestations à n’en plus finir et n’est ni fiable ni crédible, le Hamas multiplie les échauffourées à la frontière. Une des façons de faire passer la pilule est de « casser l’Apartheid palestinien » avec ses zones « Judenrein », pour cela créer un mixte de logements israéliens (plus nombreux) et quelques palestiniens pour montrer que la zone de résidence et industrielle reste « ouverte » (mais sous contrôle israélien). Pourquoi suspendre 1.000 logements israéliens? Apparemment mesure « diplomatique » pour ne pas prendre Biden de front, mais avancer « en douceur ». Ce n’est pas la panacée, mais ce n’est pas pire et même plus volontariste que sous le gouvernement précédent. D’autre part, ne pas oublier que les constructions ne dépendent pas nécessairement du « gouvernement », mais du « Conseil suprême de la planification de « l’Administration civile »….

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