Un policier des frontières dans un état grave après des émeutes à Gaza

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Barrière frontalière de Gaza

Plus de 41 Palestiniens blessés dans les troubles qui ont eu lieu malgré l’accord du mécanisme d’aide et l’apport d’argent qatari.

Le Sergent Bar’el Hadariya Shmueli de Be’er Yaakov

Par ANNA AHRONHEIM

22 AOUT 2021 04:22 Des bombes lacrymogènes sont tirées par les troupes israéliennes vers des Palestiniens lors d'une manifestation à la barrière frontalière Israël-Gaza, dans le sud de la bande de Gaza, le 22 février 2019 (Crédit photo : REUTERS/IBRAHEEM ABU MUSTAFA)Les troupes israéliennes lancent des bombes lacrymogènes vers des Palestiniens lors d’une manifestation à la barrière frontalière Israël-Gaza, dans le sud de la bande de Gaza, le 22 février 2019 (crédit photo : REUTERS/IBRAHEEM ABU MUSTAFA)

Un officier de la police des frontières israélienne, le sergent Bar’el Hadariya Shmueli de Be’er Yaakov, est grièvement blessé, ainsi que des dizaines de Palestiniens samedi soir, lors d’émeutes le long de la barrière frontalière, malgré un accord conclu pour que des fonds humanitaires soient transférés aux Gazaouis nécessiteux.

 

On a transporté l’officier de la police des frontières, qui a été touché dans la partie nord de la Bande, à l’hôpital Soroka de Beersheba par hélicoptère pour y être soigné, a indiqué la police israélienne dans un communiqué.

 

Pendant les émeutes, on a filmé une douzaine de Palestiniens le long de la barrière frontalière, dont l’un d’eux a essayé d’arracher l’arme d’un des soldats. Bien qu’il ait réussi à saisir le canon de l’une des armes, le soldat a réussi à le repousser.

 

Dans une autre vidéo du même incident, on aperçoit des Palestiniens en train de lancer des objets et frapper le canon de l’arme, puis un émeutier s’approche de la position de tir et tirer dessus avec une arme de poing.  Les forces de Tsahal ont ouvert une enquête sur les circonstances entourant l’incident.

 

Parlant de l’événement, le chef de la police Kobi Shabtai a déclaré que « les incidents à la frontière de Gaza nous rappellent les grands défis auxquels sont confrontés la police israélienne, la police des frontières et les troupes de Tsahal ».

« Nous ne relâcherons pas notre emprise et nous continuerons d’agir fermement et de toutes nos forces contre ceux qui veulent nous nuire ainsi qu’à la sécurité des citoyens d’Israël pour lesquels nous travaillons », a-t-il poursuivi.

« Au nom de moi-même et de la police israélienne et des combattants de la police des frontières, je souhaite un prompt rétablissement au sergent B, un combattant de la police des frontières qui a été grièvement blessé par balle à la frontière de Gaza ce soir. » Le ministère de la Santé de Gaza a signalé que plus de 41 Palestiniens, dont 10 enfants, ont été blessés lors des manifestations de centaines d’émeutiers le long de la clôture avec Israël.

Un garçon de 13 ans a été touché à la tête à l’est de la ville de Gaza, un autre a été touché au cou avec une balle en caoutchouc. Une femme et un journaliste ont également été blessés. Tsahal a utilisé des tireurs d’élite et tiré des balles en caoutchouc, après qu’une centaine de Palestiniens se sont approchés de la clôture et ont lancé des engins explosifs sur les troupes. Dans d’autres endroits, y compris près de Khan Younis, des affrontements ont eu lieu après que des Palestiniens aient lancé des pierres sur la clôture et tenté de l’escalader.

Des Palestiniens auraient également lancé des ballons incendiaires vers le sud d’Israël pendant l’émeute.

Un communiqué de l’unité du porte-parole de Tsahal a publié une déclaration sur les émeutes, affirmant qu' »au cours de la semaine dernière, le Commandement Sud a procédé à la dispersion des émeutes, accru la vigilance et renforcé la police des frontières et les tireurs d’élite des unités spéciales stationnées le long de la barrière frontalière ».

Les Gazaouis se sont révoltés le long de la clôture pour marquer le « jour de l’incendie de la mosquée Al-Aqsa », près de l’un des points chauds de la protestation dans le nord de la bande de Gaza.

 

 

En 1969, Denis Michal Rohan, un citoyen australien chrétien illuminé, a mis le feu à la chaire de la mosquée al-Aqsa, la détruisant. On a arrêté Rohan, qui était en Israël avec un visa touristique, deux jours plus tard.

Une Palestinienne crie des slogans lors d'une manifestation de la Marche du Retour à la barrière frontalière entre Israël et Gaza, à l'est de la ville de Gaza, le 31 août 2018. (Crédit : MOHAMMED SALEM/ REUTERS)Une Palestinienne hurle des slogans lors d’une manifestation de la Marche du Retour à la barrière frontalière entre Israël et Gaza, à l’est de la ville de Gaza, le 31 août 2018. (Crédit : MOHAMMED SALEM/ REUTERS)

 

Lors du rassemblement de samedi Suhail al-Hindi, un membre du bureau politique du Hamas a déclaré que le message du rassemblement était que les Gazaouis étaient « avec al-Aqsa et la Cisjordanie ».

Le Hamas espère visiblement relancer les hostilités à Jérusalem et en Judée-Samarie.

« Nous n’oublierons pas nos prisonniers et nos familles, et nous ne serons pas patients vis-à-vis du siège de Gaza, qui souffre de la faim et de la douleur », a-t-il déclaré, cité par Wafa News. « Nous poursuivons avec toutes nos forces et capacités l’offensive pour lever le siège du peuple palestinien et nous utilisons le souvenir de l’incendie d’al-Aqsa et sa signification pour remporter la victoire et libérer la patrie bientôt. »

Le porte-parole du Hamas, Abd al-Latif al-Qanou, a déclaré que ceux qui ont participé aux manifestations « ont affirmé que notre bataille contre l’occupation est ouverte.

Nous avons le pouvoir de défendre la mosquée al-Aqsa et de briser le siège de Gaza. al-Qadou a ajouté « qu’on ne peut accepter la poursuite du siège et on n’acceptera pas la lenteur et la procrastination de l’occupation ».

Les émeutes violentes ont eu lieu quelques jours seulement après que le ministre de la Défense Benny Gantz a annoncé qu’Israël, le Qatar et les Nations Unies ont convenu d’un « nouveau mécanisme » pour transférer * les fonds humanitaires à ceux qui en ont besoin.

 

Après les 11 jours de combats entre Israël et Gaza en mai, Israël a suspendu les centaines de millions de dollars fournis par le Qatar pour aider les familles pauvres de Gaza ainsi que les salaires des employés du Hamas.

 

Le Hamas a menacé de raviver la violence à la frontière si l’argent était bloqué et Israël a conclu jeudi un accord pour que les fonds parviennent aux pauvres. Mais l’accord n’incluait pas les millions de dollars de salaires versés aux employés du Hamas. Lequel a mis le feu aux poudres. 

Les fonds devraient entrer dans la Bande de Gaza la semaine prochaine et 100 $ seront distribués à 100 000 familles au cours des prochains mois. Au début de la semaine, le Hamas a tiré une roquette vers la ville universitaire de Sderot, dans le sud d’Israël, et les communautés voisines, déclenchant des sirènes de roquettes entrantes et envoyant des milliers de personnes dans des abris anti-bombes.

 

Les Palestiniens de Gaza organisaient des manifestations hebdomadaires de la Marche du retour à la frontière, organisées par le Hamas, qui devenaient souvent extrêmement violentes pour mettre fin au blocus de l’enclave côtière.

On a alors assisté à des manifestations, qui ont commencé en 2018, avec des milliers de Gazaouis participant chaque vendredi à cinq endroits le long de la clôture d’enceinte. D’autres manifestations plus modestes ont eu lieu pendant la semaine sur la plage ainsi que pendant la nuit à divers endroits.

 

Selon l’ONU, 214 Palestiniens dont 46 enfants ont été tués lors des manifestations qui ont duré deux ans. 36 000 autres ont été blessés. Simcha Pasko a contribué à ce reportage. 

jpost.com

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