Hamid Karzaï à Kaboul pour servir de couverture à Al Qaïda?

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Les Talibans cherchent-ils à offrir un visage respectable ?

 

Alors que l’administration Biden est aux prises avec les retombées désastreuses dans le pays et parmi les alliés des Américains du retrait militaire désordonné des États-Unis hors d’Afghanistan, la prise d’assaut du pays par les talibans le 14 août a pris une tournure inattendue : un vieil ami de Washington devenu ennemi, l’homme politique respecté Hamid Karzai, s’est étonnamment retrouvé sur le devant de la scène quatre jours plus tard lors d’une réunion avec une délégation talibane pour discuter de la formation d’un nouveau gouvernement.

Hamid Karzai est devenu président de l’Afghanistan en 2004, trois ans après que les forces américaines ont chassé les talibans. Il a effectué deux mandats sous l’égide des États-Unis jusqu’en 2014, devenant ami avec plus d’un président américain. Après quoi il est devenu un critique féroce de la politique américaine en Afghanistan. Les talibans peuvent maintenant estimer que ce politicien respectable sera internationalement acceptable pour diriger les pourparlers du nouveau gouvernement avec les gouvernements mondiaux.

Kaboul, capitale des réseaux pakistanais de tueurs d’Indiens, d’Occidentaux et de Juifs?

Sur cette base, alors que l’armée américaine luttait pour régler le chaos à l’aéroport et mettre les Américains et leurs aides en sécurité, Karzaï s’est assis avec une délégation talibane pour discuter de la formation d’un gouvernement. La délégation comprenait au moins deux groupes terroristes islamistes notoires, le réseau Haqqani et Lashkar e-Taiba (allié notoire du Hamas, protégé de l’ISI pakistanais au Cachemire et coupable de l’attentat multiple de Mumbaï en Inde, en 2008), en tant que membres potentiels du régime taliban ressuscité.

Le réseau Haqqani est une faction importante des talibans, basée à la frontière avec le Pakistan (pays d’accueil de Ben Laden à Abbottabad). La société pakistanaise Lashkar e-Taiba a pris de l’importance pour son attaque en 2001 contre le parlement indien et la série d’attentats à la bombe à Bombay en 2008 qui ont fait 174 morts, dont 6 Israéliens et deux Juifs américains. (Du 26 au 29 novembre, 7 points de la ville sont visés. Un vrai bain de sang : 174 morts, plus de 300 blessés.).

 La branche Khorasan de l’Etat Islamique

Une opportunité s’est également ouverte pour al-Qaïda de s’emparer d’une puissante position d’influence à Kaboul, rapportent les sources antiterroristes de DEBKAfile. (Ce site a été la première publication mondiale à découvrir le plan d’al-Qaïda de perpétrer les atrocités du 11 septembre aux États-Unis en utilisant des avions de ligne détournés.)

Shahab Almahajir, nouveau leader de la branche Khorasan de Daesh en- août 2020

Depuis juillet 2014, une franchise en Afghanistan et au Pakistan

Doctrine : le prophète Mahomet aurait affirmé que la conquête de l’Inde (ou sa conversion) sous la bannière noire des moudjahidin se ferait à partir du Khorasan (Afpak-Iran) et serait un signe annonciateur des derniers jours et des ultimes combats dans le Cham (Levant : Syrie-Irak).

Anas Haqqani, échangé contre deux otages occidentaux, – l’Australien Timothy Weeks, et l’Américain Kevin King- au lieu d’être exécuté, comme cela aurait dû être le cas en 2019. Il déploie actuellement les métastases d’A Qaïda, dont on voit les liens et possibles fusions avec Daesh, par l’entremise des réseaux du Khorasan (via Shahab AlMahajir)

Nos sources, qui nomment Shahab al-Muhajir comme le nouveau chef des branches d’Al-Qaïda- (après son passage par Daesh) en Afghanistan et chez les Pakistanais, soulignent ses liens étroits avec Anas Haqqani, y compris grâce aux mariages inter-claniques. Alors que les talibans et les États-Unis discutaient d’un accord de paix, Muhajir était déjà occupé à implanter des cellules actives dans de nombreuses villes, dont Kaboul, la capitale.

Abdul Ghani Baradar (aurait dû assassiner Karzaï)

Signe des temps cette semaine, l’arrivée en Afghanistan, mardi 17 août, en provenance du Pakistan d’Abdul Ghani Baradar, un terroriste de premier plan. Il était en fuite depuis 2012, date à laquelle les talibans lui ont confié la mission d’assassiner le président de l’époque, Hamid Karzaï. Son arrivée montre à quel point le jeu du pouvoir à Kaboul a changé.

Hamid Karzai returns to Kabul. Taliban’s bid for a respectable face?

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