L’absence de discernement de Biden conduit l’Amérique à un mélange de Pearl Harbor et de Saïgon

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Les Américains s’interrogent : où sont passées les capacités de discernement de Joe Biden ?

30 avril 1975, les hélicos U.S évacuent d’urgence l’Ambassade américaine à Saïgon. Joe Biden qu’on prétendait politicien « rusé » et « expérimenté » n’a rien appris ni rien retenu de l’histoire américaine contemporaine et récidive ses pires erreurs stratégiques depuis 1941. Il aurait traité le dossier afghan par-dessus la jambe, sans y prêter attention. L’Amérique découvre, stupéfaite, l’étendue de son incompétence et s’attend à en payer lourdement le prix. Léon Panetta et d’autres démocrates, anciens de la CIA, etc. n’en reviennent pas… 

Les anciens de la CIA effondrés

Près de 50 ans après que les Sud-Vietnamiens se sont accrochés aux hélicoptères décollant du toit de l’ambassade à Saigon, ces mêmes images, en pire, se sont reproduites à Kaboul.

• Les alliés politiques de Biden expriment également leur déception et leur stupéfaction face à l’échec de sa conduite en Afghanistan.

« Tout devait être fait pour qu’il n’y ait pas de chaos », a déclaré un ancien responsable de la Maison Blanche.

Joe Biden / Photo : Associated Press, Susan Walsh
 
Léon Panetta, un proche d’entre les proches, condamne les gesticulations et la débâcle préméditée du « Commander-in-Chief »

La critique la plus sévère de la conduite de Joe Biden en Afghanistan aujourd’hui vient de l’un des politiciens démocrates américains les plus expérimentés, Leon Panetta, qui a été secrétaire à la Défense et chef de la CIA dans l’administration Obama, chef d’état-major de la Maison Blanche, responsable des Budgets et membre du Congrès.

 

Panetta a déclaré au Washington Post aujourd’hui : « (Biden) n’a pas vraiment consacré de temps à cette affaire. Ce qui devrait préoccuper le peuple américain, c’est l’exécution de la décision. Qu’est-ce qui n’a pas fonctionné et comment peut-on y remédier ?

 

« Cela m’étonne qu’ils aient juste croisé les doigts, espérant qu’il n’y aurait pas de chaos. Et c’est comme ça que les choses vont de travers …

«Ce n’est pas Joe Biden que j’ai souvent rencontré au Conseil de sécurité nationale, et cela suscite une large réflexion sur la planification, qu’implique chaque décision que le président doit prendre.

 

Un profond mépris pour ce dossier sensible?

« Avant, il faisait partie de ceux qui disaient : « Avons-nous examiné tous les résultats ? Avons-nous fait attention à tous les obstacles qui entraveront la mise en œuvre de la décision ? « Il était doué pour ça. Je suppose qu’il a posé ces questions. Mais évidemment, quelle qu’en soit la raison, les plans ou les stratégies, ou les précautions, n’étaient pas prêts à temps. »

 

Au lieu de sympathie et de pardon, Biden reçoit une douche glacée de la part des médias

Il est difficile d’imaginer une critique plus douloureuse, venant non pas d’un ennemi mais d’un très proche, un allié politique de longue date qui a servi des présidents démocrates pendant 16 ans et a acquis une expérience inégalée à la fois en matière de sécurité nationale et de gestion de facto du gouvernement (A la Maison Blanche, le chef d’état-major du staff est parfois décrit comme le véritable chef du gouvernement des États-Unis).

 

Au cours des dernières 24 heures, le ton des médias américains a changé. Les médias, qui ont exprimé leur sympathie pour le président Biden, et fait preuve de pardon et de tolérance dans ses différents faux pas, jusqu’à présent, analysent désormais avec un ciseau très aiguisé le processus décisionnel qui a conduit à l’effondrement de l’Afghanistan. Ils remettent en cause l’atout le plus important de tout président et commandant suprême des forces armées : son jugement.

 

Evacuees crowd the interior of a U.S. Air Force C-17 Globemaster III transport aircraft, carrying some 640 Afghans to Qatar from Kabul, Afghanistan August 15, 2021. Picture taken August 15, 2021. Courtesy of Defense One/Handout via REUTERS.

Fuite en avant dans l’autojustification irresponsable

Le bref discours de Biden lundi était un acte irréfléchi de fuite de ses responsabilités. Il a admis que l’effondrement de l’Afghanistan a été plus rapide qu’il ne l’avait prévu, mais n’a pas expliqué pourquoi. Sa déclaration selon laquelle les États-Unis ne peuvent pas forcer l’armée afghane à combattre est bien sûr correcte, mais la question demeure de savoir pourquoi lui et ses hommes ont supposé il y a seulement cinq semaines que cette armée combattrait si personne ne la soutenait.

 

Biden a déclaré le 8 juillet que cette armée compte 300 000 hommes, et qu’en matière de matériel de combat « il n’y a pas de précédent dans le monde entier ». Ces derniers jours, il y a eu un nombre croissant de témoignages d’officiers américains de rang moyen qui ont servi en Afghanistan, qui ont déclaré que pendant des années, cette armée n’existait que sur le papier ; que la volonté des commandants de l’armée sur le terrain de se rendre aux talibans était connue il y a dix ans ; Que des dizaines de milliers de militaires ont fait défection bien avant la crise finale.

Comment le président des États-Unis ne le savait-il pas ? Cela signifie-t-il que l’ensemble du Commandement militaire suprême n’était pas au courant ? Qu’est-ce que cela dit sur le niveau de « sécurité nationale des États-Unis » ?

Le retrait d’Afghanistan n’est pas moindre que la faillite de Pearl Harbor

On parle ici d’un énorme échec, qui rejoint la conjonction des échecs du renseignement de Pearl Harbor (1941) et des Twin Towers (2001), de l’échec militaire, politique et moral du Vietnam et du Cambodge (1975), de l’échec stratégique de la chute de l’Irak et de la Syrie sous la férule de l’Iran (à partir de 2003).

Seule une grande réflexion transhistorique, longtemps après les faits, peut replacer l’échec dans un contexte historique complet, mais pour le moment cette défaite programmée par Biden est égale ou supérieure à n’importe lequel de ses prédécesseurs, car il révèle une faiblesse systémique dont peu ont deviné l’existence.

4 commentaires

  1. Ou alors renforcer les groupes terroristes en était le but, en ce cas c’est une parfaite réussite. Ce qui serait logique à la reprise de la politique Obama. Mais dans quel but final pour les EU?

  2. Ce n’est pas ce vieillard sénile et corrompu qui a provoqué ce désastre mais bien ceux qui, en coulisses tiennent les ficelles de la marionnette installée par la fraude à la Maison Blanche: Obama, pour ne citer que lui, fut responsable du désastre irakien où ils laissèrent tout le matériel militaire tomber aux mains de l’ISIS. Lui-même, Susan Rice, Pelosi, Schumer etc sont mûs par leur haine de l’Amérique et ils ne reculeront devant rien pour la détruire complètement….
    Dès lors, comment s’étonner de l’incompétence de Biden qui, d’ailleurs, n’a jamais brillé par son intelligence….

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