Amnesty retire t-elle ses accusations contre NSO group?

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L’organisation de défense des droits de l’homme retire-t-elle ses accusations ? Elle déclare : « Certains médias dans le monde ont peut-être soulevé une grande question. »

Après avoir affirmé que la cyber-entreprise israélienne avait contribué à « l’oppression et aux violations des droits de l’homme », les membres d’Amnesty pointent du doigt les médias et le ministère de la Défense  : « C’est un grand point d’interrogation que les médias soulèvent, et à juste titre. Dès que nous pourrons développer ce sujet, nous le ferons. » Amnesty laisserait entendre ne disposer d’aucune preuve de ses insinuations.

Amit Waldman|N12| Publié le 21/07/21 20:32 

 

Groupe NSO (Photo : Jack Guez / AFP)
Cyber-entreprise israélienne NSO | Photo : Jack Guez / AFP
L’organisation de défense des droits de l’homme, Amnesty International, qui a publié la liste des 50 000 numéros de téléphone marqués comme cibles potentielles d’infiltration, a clairement indiqué aujourd’hui (mercredi) qu’elle n’avait jamais lié NSO à cette liste. La société NSO prétend qu’il s’agit d’un rétropédalage devant l’ampleur du scandale, mais l’organisation de défense des droits pointe du doigt les médias qui ont essayé d’exploiter ces données et souligne qu’ils sont responsables de cette mis en relation des suspicions, et non elle.
Amnesty International a précisé : « Le groupe NSO est la partie émergée de l’iceberg des cyber-abus offensifs israéliens et des armes israéliennes, et bien qu’à notre avis, il soit responsable de l’utilisation abusive de ses produits, il n’est pas le seul responsable de cela. La plus grande responsabilité relève du ministère de la Défense. »

WhatsApp et autres applications (Photo : Gabriel_Ramos, ShutterStock)
« Il n’y a aucun lien avec l’ONS et les 50 000 cibles potentielles » | Photo : Gabriel_Ramos, ShutterStock

Dans le contexte des affirmations d’Amnesty, la chaîne N12 a trouvé une annonce émanant de l’organisation selon laquelle des traces du logiciel Pegasus auraient été trouvées dans divers iPhones. Dans une déclaration publiée le 19 juillet, la directrice adjointe d’Amnesty Tech, Dana Ingleton, a écrit : « Tout le monde est en danger, et même les géants de la technologie comme Apple ne sont pas équipés pour faire face à l’énorme amplitude de surveillance qui est en jeu. »

Elle a ajouté : « Le groupe NSO ne peut plus se cacher derrière l’affirmation selon laquelle ses logiciels espions ne sont utilisés que pour lutter contre le crime. Il existe des « preuves concluantes » (sic) que les logiciels espions NSO ont été systématiquement utilisés à des fins de répression et d’autres violations des droits humains. Le groupe NSO doit cesser immédiatement de vendre son équipement aux gouvernements exerçant un nombre important de violations des droits de l’homme. »

« Il existe des preuves concluantes que les logiciels espions de NSO ont été systématiquement utilisés dans le but de réprimer et de violer d’autres droits humains »

Extrait d’une déclaration publiée par l’organisation le 19 juillet

Une enquête publiée dimanche par 17 médias a affirmé que le logiciel Pegasus de NSO avait été utilisé pour pirater des smartphones appartenant à des journalistes, des responsables gouvernementaux et des militants des droits de l’homme. La société israélienne NSO a rejeté le rapport, affirmant qu’il était « plein d’hypothèses erronées et de théories non confirmées ». La société a précisé aujourd’hui qu’elle ne continuerait pas à coopérer avec les médias et a souligné que la liste des numéros de « destinations potentielles » n’était pas liée à son organisation.

L’agence de presse Reuters rapporte qu’Israël a mis en place une équipe pour examiner si les logiciels espions de la cyber-entreprise israélienne ont été vendus à des personnes qui en ont fait un mauvais usage. Selon le rapport, l’équipe est dirigée par le Conseil de sécurité nationale israélien, qui relève du Premier ministre Naftali Bennett. Un porte-parole de NSO a commenté cette décision et a déclaré à Reuters : « Nous nous félicitons de toute décision prise par le gouvernement israélien, et nous sommes convaincus que les activités de l’entreprise sont sans faille ».

L’affaire NSO continue : « Le Maroc a suivi Macron à la trace »

Pendant ce temps, le chef de l’unité de renseignement financier du Mexique a déclaré que le gouvernement actuel n’a pas signé de contrats avec des sociétés utilisées pour acheter des logiciels espions israéliens. « Tout a été fait sous l’administration précédente : il s’agissait de tactiques de contrôle, d’intimidation et de manipulation », a-t-il déclaré. Le Premier ministre français, Jean Castex, a également appelé le président Macron à mener une série d’enquêtes sur cette affaire.

Réponse d’Amnesty International Israël : « Le mouvement a annoncé dès la première publication qu’il ne divulguerait pas entièrement les détails de la connexion entre la liste des 50 000 numéros et les clients de NSO ni l’entreprise elle-même, pour des raisons de préservation de l’information et de sécurité. Il est clair pour nous que C’est un grand point d’interrogation soulevé par les médias. « Et à juste titre. Quand nous pourrons développer l’enquête plus avant, nous le ferons immédiatement ».

Clairement, l’association n’aurait pas les moyens juridiques d’affirmer comme vraies les assertions portées par le conglomérat de journalistes (à suivre…)

mako.co.il

2 commentaires

  1. Il y avait longtemps qu’Amnesty international n’avait pas nui à Israël.
    La bien-pensance du Charity business au service de l’antisémitisme.

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