Mila, de nouveau harcelée, témoigne : «Ce n’est plus supportable»

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Après avoir vu son compte Instagram bloqué, la jeune femme de 18 ans évoque sa «solitude» et son désarroi.Par Le FigaroPublié hier à 11:06, mis à jour hier à 11:39

«Ce n’est plus supportable» : Mila, de nouveau harcelée, témoigne Capture d’écran du compte Tik-tok de Mila

L’enfer n’en finit pas pour Mila. Alors que le procès contre ses harceleurs vient d’être reporté au 21 juin 2021, la jeune femme de 18 ans est à nouveau assaillie de messages haineux sur les réseaux sociaux. Son compte Instagram a notamment été suspendu, avant d’être rétabli lundi 7 juin.

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En janvier 2020, la lycéenne avait critiqué l’islam sur ses réseaux sociaux. Depuis, elle est en proie à de violentes prises à partie et des menaces de mort. Sous protection policière constante, elle vit dorénavant recluse dans un petit appartement loué par ses parents. «Je pensais être tranquille, mais c’est de pire en pire. Je suis à nouveau attaquée de manière monstrueuse», témoigne-t-elle auprès du Point.

Sur Twitter, Mila remarque des nouvelles «incitations au suicide, des menaces de mort, de viol, des propos orduriers… Il y a de tout. C’est carrément horrible». Ses réseaux sociaux sont le «seul lien» qui lui reste «avec le monde extérieur». «Je soupçonne les types qui m’avaient hackée et doxée en janvier 2020 d’être à l’origine de ce nouveau piratage», confie-t-elle.

«L’un de ces sinistres individus, jamais poursuivi et encore moins condamné, s’est vanté sur TikTok de torpiller mes comptes en usurpant mon identité et en achetant des abonnés par milliers. Ces types ne me lâcheront jamais !», désespère la jeune Iséroise. Contacté par Le Figaro hier, Instagram a évoqué une erreur : «Le compte a été désactivé par erreur. Nous l’avons rétabli aussitôt que nous en avons eu connaissance.» Et ce n’est pas la première fois que cela se produit. Mi-mars, le compte Twitter de la lycéenne avait également été clôturé pour les mêmes raisons.

Je n’ai plus rien, plus de vie, plus de vie sociale autrement que sur les réseaux, j’ai l’impression d’être un robot, de ne plus être un être humain mais un souffre-douleur.Mila, 18 ans.

Mila perd espoir : «Beaucoup de gens me soutiennent, je le sais bien, et j’ai envie de dire heureusement, mais, en vrai, je me sens horriblement seule. J’en peux plus». «Avec ma famille, on passe notre temps à signaler à la justice les menaces que je reçois. Je n’ai plus rien, plus de vie, plus de vie sociale autrement que sur les réseaux, j’ai l’impression d’être un robot, de ne plus être un être humain mais un souffre-douleur. Je me sens impuissante, seule au monde. C’est horrible, ce sentiment de solitude. Je n’ai plus qu’à me flinguer, ce n’est plus supportable», déclare-t-elle au Point.

Mais son procès à venir la fait tenir : «Je crois en la justice, mais je ne veux pas non plus me faire trop d’illusions car, si je suis déçue, j’aurai beaucoup de mal à le digérer». Et de faire savoir : «Je n’aurai aucune gêne à les regarder (les prévenus) droit dans les yeux. Je n’aurai aucune pitié, je montrerai les dents jusqu’au bout».

lefigaro.fr

One comment

  1. Dans de tels cas, la Justice doit réagir sévèrement et rapidement. En urgence comme pour la gifle scandaleuse contre Macron. Les criminels doivent non seulement être condamnés à de lourdes peines de prison fermes mais aussi à des dommages et intérêts à leur victime plus à payer les frais de justice et des éventuels coûts relatifs à la mise en sécurité de la victime. Si les Juges sont débordés , il faut investir d’urgence dans la Justice qui est en fait garante de la liberté d’expression . Il faut simplifier la procédure pour de tels crimes, avec un tableau indicatif des peines.

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