Islam radical : inacceptable au Mali, pas au Proche Orient ?

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Décidemment il est de plus en plus difficile de comprendre les prises de position de la France. A la suite d’un nouveau putsch à Bamako, Le président de la République menace d’arrêter l’opération Barkhane au Mali, ou tout au moins de retirer les troupes qui y participent : selon Le Monde du 31 Mai « M. Macron justifie cette nouvelle prise de parole par le risque, selon lui, que ce nouveau putsch installe à la tête du Mali des autorités plus ouvertes à « l’islam radical »

Au Journal du Dimanche le président déclare qu’il « ne resterait pas aux côtés d’un pays où il n’y a plus de légitimité démocratique ».

Au Proche Orient pourtant la confluence entre absence de démocratie et Islam radical ne semble pas poser de problème à la France.

On sait que les médias y ont une indulgence particulière pour le Hamas, branche de Gaza des Frères musulmans dont Al Qaeda au Mali a adopté et met en œuvre l’idéologie. Cette organisation qualifiée de terroriste par nombre de pays occidentaux – mais pas la France – a pris le pouvoir à Gaza en 2007 par un coup d’état sanglant qui a chassé les représentants de l’Autorité palestinienne, qui tirait sa légitimité des Accords d’Oslo.

Le Hamas se refuse à reconnaître Israël ou à admettre son existence ; Mahmoud A Zahar, l’un des fondateurs du mouvement, l’a répété il y a quelques jours au micro du correspondant de la chaine britannique Sky News.

Porte flambeau de l’Islam radical,  le Hamas veut la destruction de son voisin pour établir sur ses ruines un califat islamique.

Le 10 mai dernier il a lancé une nouvelle agression contre Israël. L’embrasement qui a suivi a provoqué l’indignation de la Commission des Droits de l’Homme des Nations Unies.

Madame Michelle Bachelet arrivée en 2018 au poste de Haut-Commissaire des Droits de l’Homme des Nations Unies a décidé de se pencher sur « l’escalade de la violence à Gaza et dans le territoire palestinien. »  et d’enquêter toutes affaires cessantes sur des prétendus crimes de guerre qu’aurait commis l’Etat hébreu -et lui seul.

Pas question d’évoquer les milliers de missiles lancés depuis Gaza sur les populations civiles d’Israël, ce qui pourtant à priori constitue bien un crime de guerre.

Une décision adoptée sur le champ. 24 pays ont voté pour ; 9 autres se sont opposés à cette travestie de justice et ont voté contre, un vote qui fait honneur notamment à l’Allemagne, la Grande Bretagne, l’Autriche, la Bulgarie et la république Tchèque.

Et la France, direz-vous ?

Elle n’a quand même pas été jusqu’à voter pour et s’est jointe aux 14 pays qui se sont abstenus. Voter contre ou exiger une résolution plus équilibrée aurait été trop risqué.

Surtout ne pas fâcher une opinion publique qui s’est faite depuis longtemps juge et jury, suivant ses dirigeants qui à l’instar du premier ministre et de son ministre des Affaires étrangères font porter à l’Etat hébreu le poids de tous les péchés d’Israël.

Surtout ne pas vouloir regarder en face un Islam radical menaçant qui après avoir ciblé les Juifs s’en prend maintenant à la police et aux institutions de la France, symboles d’un régime accusé de se permettre d’insulter le prophète de l’Islam.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Michèle Mazel pour Dreuz.info.

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