Que disent les Accords d’Oslo sur la vaccination des Palestiniens?

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A Palestinian man receives a dose of the Russian Sputnik V coronavirus vaccine in Gaza City, on February 22, 2021. . (Photo by MAHMUD HAMS / AFP)

Qui est premier responsable?

https://mfa.gov.il

ARTICLE 17
Santé

  1. Les pouvoirs et les responsabilités dans le domaine de la santé en Cisjordanie et dans la bande de Gaza seront transférés à la partie palestinienne, y compris le système d’assurance maladie.
  2. La partie palestinienne continuera d’appliquer les normes actuelles de vaccination des Palestiniens et les améliorera conformément aux normes internationalement acceptées dans ce domaine, en tenant compte des recommandations de l’OMS. A cet égard, la partie palestinienne poursuivra la vaccination de la population avec les vaccins énumérés à l’annexe 3.
  3. La partie palestinienne informera Israël de tout Israélien hospitalisé dans un établissement médical palestinien dès son admission. Les modalités de déplacement de ces Israéliens hospitalisés seront convenues au sein du comité mixte.
  4. La partie palestinienne, d’une part, et le ministère israélien de la Santé ou d’autres établissements de santé israéliens, d’autre part, conviendront des arrangements concernant le traitement et l’hospitalisation des Palestiniens dans les hôpitaux israéliens.

etc.

SOUS-ANNEXE 3

Conformément à l’article 17, paragraphe 2 de la présente annexe :

Vaccinations

Le système de vaccination systématique effectué en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, y compris :

A. Vaccinations pour les nourrissons :

  1. Vaccination contre l’hépatite B. :

I Au nourrisson né dans un hôpital ou dans une maternité : à l’âge de

0, 1, 6, mois.

II Au nourrisson né à la maison : à l’âge de 1, 2, 6 mois.

2 . Triple vaccination contre la diphtérie, la coqueluche et le tétanos (DTC) :

Donnée à l’âge de 2, 4, 6, l2 mois.

  1. Vaccination contre la poliomyélite (Polio) :

Vaccin Sabin (OPV) administré à l’âge de 4, 6 et 12 mois. Vaccin Salk (IPV) administré à l’âge de 2, 4 et 12 mois.

Note : Si, à l’avenir, nous revenons à la méthode de vaccination quadruplex qui combine le DTC avec le vaccin de Salk contre la polio, la méthode sera la suivante : Quadruplex (VPI + DTC) : à l’âge de 2, 4, 12 mois.

DPT : à l’âge de 6 mois.

  1. Triple vaccination contre la rougeole, les oreillons. Rubéole (ROR) :

Administrée à l’âge de 15 mois.

(Note : il est nécessaire de souligner que l’UNRWA donne une dose supplémentaire du vaccin contre la rougeole, à l’âge de 9 mois – dans les limites des camps de réfugiés).

B) Vaccinations pour les enfants et les jeunes :

  1. Contre la Poliomyélite (OPV = SABIN) à l’âge de 6 ans.
  2. Contre la rougeole – à l’âge de 6 ans.
  3. Contre la tuberculose – BCG (après un test de tuberculine = test de Mantoux) à l’âge de 6 ans.

(Note : Il est nécessaire de noter que l’UNRWA donne une dose supplémentaire du vaccin BCG immédiatement après la naissance).

  1. La vaccination contre la diphtérie et le tétanos – dT (à une concentration spéciale adaptée aux enfants) est administrée comme une vaccination de rappel à l’âge de 6 ans.

Un rappel supplémentaire – DT (à une concentration spéciale adaptée aux adultes) est effectué à l’âge de 15 ans.

  1. Contre la rubéole, uniquement pour les filles, à l’âge de 12 ans.

C) Vaccination contre le tétanos pour les femmes enceintes :

La vaccination contre l’anatoxine tétanique est effectuée afin d’éviter le tétanos néonatal.

Une première dose est administrée au début du deuxième tiers de la grossesse (au quatrième ou cinquième mois) et une seconde dose avant l’accouchement (au cours du huitième mois de grossesse).

D) Vaccination contre l’hépatite B pour certains membres de la population :

  1. Un nouveau-né dont la mère a été atteinte d’hépatite B pendant sa grossesse ou est porteuse de la maladie (découverte après un test de routine pour cette maladie chez les femmes enceintes) – reçoit une vaccination contre l’hépatite B. La vaccination est administrée un certain nombre de jours après la naissance et comprend un vaccin actif et un vaccin passif : VHB et HBIG.
  2. Le mari d’une femme enceinte malade ou porteuse de la maladie (qui a été examinée pour l’hépatite B et s’est avérée saine) – reçoit une vaccination active – VHB.
  3. Le personnel hospitalier, y compris les infirmières, les techniciens et autres, qui sont en contact intensif avec le sang : dans les laboratoires, les unités d’hémodialyse, les unités de soins intensifs, les salles d’opération, les salles d’accouchement et les salles d’urgence, ainsi que les dentistes – reçoit la vaccination active VHB.

E) Vaccination contre la méningite à méningocoques de type A :

Offerte aux pèlerins qui se rendent en Arabie Saoudite, 10 jours avant leur départ par les ponts du Jourdain.

Hormis et au-delà de ces textes officiels émanant des signataires des Accords d’Oslo, avec totale information à la partie palestinienne quant aux charges qui lui incombent, y compris en cas de crise sanitaire, comme depuis octobre-décembre 2019, Israël a fourni des vaccins à Gaza et aux Palestiniens de Cisjordanie travaillant dans la Zone C des Accords d’Oslo, par exemple. La coordination en revient au COGAT, l’organisme chargé de cogérer les échanges sécuritaires et de toute nature avec l’Autorité Palestinienne, y compris dans les périodes où celle-ci a suspendu officiellement ses obligations (période Trump).

Palestinians wearing face mask attend a prayer at a mosque in Rafah, in the southern Gaza Strip on January 10, 2021. Photo by Abed Rahim Khatib/Flash90

Les Gazaouis ont commencé à recevoir des vaccins d’autres sources, dont certains proviennent du quota qu’Israël a livré à l’Autorité palestinienne, et d’autres de dons du reste du monde. Mohammad Dahlan, un rival du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, leur a envoyé 25 000 vaccins et l’OMS a l’intention d’en envoyer 40 000 autres. Abu Rukun, responsable bienveillant du COGAT, ne pense pas qu’Israël ait besoin de vacciner tout le monde à Gaza, mais soutient une initiative de vaccination pour tout le monde en Judée et en Samarie [parce que les comportements, allées et venues sont identiques à Ramallah qu’en Israël, avec le même type d’excès et débordements, en l’absence de vaccination certifiée].

Les médias qui se sont acharnés sur Israël, « au nom » des Palestiniens, mais plus sûrement, au nom de  leur antisionisme chronique, auraient mieux fait d’être un peu plus virulents pour savoir qui était susceptible d’être vacciné dans l’Union Européenne, plutôt que d’aller chercher plus malheureux que soi à 4.000 km de là… Mais on ne se refait pas.

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