Une délégation du Hezbollah à Moscou, au menu : crise libanaise et présence en Syrie

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Le Hezbollah à Moscou… Entre la situation au Liban et un «retrait» de Syrie

 Nziv L’Iran

Au cours des deux derniers jours, l’opinion publique libanaise a été occupée par la visite de la délégation du Hezbollah en Russie, au milieu d’analyses et d’attentes quant à l’impact de cette visite sur la réalité libanaise et la situation générale en Syrie, avec une escalade des discussions sur un éventuel règlement et des rumeurs sur le sort de Bachar al-Assad et de la région.

La délégation du Hezbollah se rend en Russie pour la première fois, alors qu’elle combat à ses côtés dans une guerre en Syrie depuis près de six ans, lorsque Moscou a lancé des frappes aériennes contre l’opposition armée syrienne, en pleine coordination avec l’armée du régime syrien en déroute et avec l’Iran et les milices chiites, notamment le Hezbollah.

La visite intervient à un moment précis, dans le contexte de la crise économique et financière qui a frappé le Liban et la Syrie et que la guerre ne se termine pas, comme escompté, par la poursuite constante de gains stratégiques pour la Russie, à la suite des batailles menées diplomatiquement et militairement pour préserver le régime syrien et ses intérêts en Moyen-Orient.

Selon le ministère russe des Affaires étrangères, le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov s’est entretenu avec la délégation dirigée par le député libanais Muhammad Raad de l’évolution de la situation au Moyen-Orient, « l’engagement de Moscou à soutenir sa souveraineté, son unité et son intégrité territoriale (..) et l’importance d’établir un nouveau gouvernement libanais dirigé par Saad Hariri. Il sera en mesure de sauver le Liban de la crise dont il souffre. « 

La discussion sur la situation libanaise n’a pas semblé captiver une grande partie des pourparlers avec Lavrov, ni dans la longue session tenue par la délégation du Hezbollah avec le vice-ministre des Affaires étrangères Mikhail Bogdanov, comme annoncé selon des sources proches de la position russe. « Moscou est favorable à la formation d’un gouvernement. Il prend soin de soutenir Hariri sans interférer avec les problèmes bilatéraux qui se posent, notamment entre Hariri, qui est soutenu, et l’ancien ministre Gavran Basil, et le Kremlin a clarifié cette position. »

« Les camarades russes ont montré un grand intérêt pour l’instauration de la stabilité au Liban », a déclaré Amar al-Mousavi, responsable des relations avec les médias arabes et internationaux au Hezbollah, lors d’une conférence de presse depuis Moscou.

Une délégation libanaise du Hezbollah se rend à Moscou et rencontre le ministre russe des Affaires étrangères

Le journaliste affilié au Hezbollah, Kasim Kassir, a cité le nouvel ambassadeur de Russie au Liban, Alexander Rodkov, affirmant que «la visite s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations entre les deux parties, et la Russie appelle toutes les parties à engager un dialogue et à résoudre la situation au Liban. « 

Le ministère russe des Affaires étrangères a déclaré dans un communiqué qu ‘ »au cours de la réunion, des opinions ont été échangées sur leur implantation en Syrie, la partie russe ayant réaffirmé son adhésion au droit des Syriens à l’autodétermination, conformément à la résolution 2254 du Conseil de sécurité des Nations unies ». (Oups)

« La présence de l’Iran et du Hezbollah en Syrie est une nécessité pour la Russie à ce stade, d’autant plus qu’il y a beaucoup de confiance entre les Russes et les Iraniens, malgré quelques obstacles rencontrés dans les relations à certains moments, donc cette présence aujourd’hui est une carte puissante pour la Russie et non l’inverse », a déclaré la délégation de haut niveau du Hezbollah.

Qassir a ajouté que « les discussions sur le retrait du Hezbollah de Syrie et la décision sur le sort d’Assad ne sont pas menées avec une délégation du Hezbollah, mais avec le chef suprême Ali Khamenei ou le Conseil national de sécurité ». Quant à la question de la formation d’un gouvernement au Liban, «les Russes savent que le Hezbollah n’est pas l’obstacle et que le problème est ailleurs».

Une délégation libanaise du Hezbollah se rend à Moscou et rencontre le ministre russe des Affaires étrangères

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