Islamoterrorisme intellectuel à l’IEP de Grenoble

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Ce professeur d’Allemand réfute l’assimilation de la soit-disant « islamophobie » dans la France contemporaine avec l’Antisémitisme des années 30 ou le racisme combattu par les Droits Civiques de Martin Luther King, ou encore aux temps de l’Apartheid en Afrique du Sud. C’est ce qui a permis à ses détracteurs fanatiques militants d’oser le classer comme « islamophobe ». Un enseignement qui marche sur la tête avec menaces, délation publique, pressions lobbyistes islamistes… Qui aurait pu le croire après les sursauts pour Charlie-Hebdo ou l’effroi dans l’école française après la décapitation en pleine rue de Samuel Paty???

Sciences Po Grenoble : l’accusation d’islamophobie de deux professeurs fait polémique

Une enquête a été ouverte à la suite d’affiches placardées durant la semaine. Deux professeurs de l’IEP ont été nommément mis en cause.

Source AFP Publié le 07/03/2021 à 12h57 – Modifié le 08/03/2021 à 14h35

 Le parquet de Grenoble a ouvert une enquête « pour injure publique envers un particulier par parole, écrit, image ou moyen de communication au public par voie électronique […], et dégradation ou détérioration légère de bien destiné à l’utilité ou la décoration publique par inscription, signe ou dessin », alors que des affiches anonymes ont été placardées dans l’enceinte de Sciences Po pour accuser d’islamophobie nommément deux professeurs. La procédure fait suite « au signalement de la direction » de l’Institut d’études politiques (IEP), vendredi, au lendemain du collage de ces affiches à l’entrée de l’établissement, précise un communiqué du procureur de la République de Grenoble, Éric Vaillant. Les deux délits sont punis respectivement de 12 000 et 15 000 euros d’amende.

« Des fascistes dans nos amphis. L’islamophobie tue », pouvait-on lire sur ces affiches, dont les photos circulent sur les réseaux sociaux, avec le nom de deux professeurs de l’Institut. « Traiter des gens de fascistes est une injure. […] Il y a un vrai danger à ce que ces professeurs soient menacés et subissent des conséquences sous cette exposition-là », a précisé à l’Agence France-Presse le magistrat, qui a confié l’enquête au commissariat de Grenoble.

L’ouverture de cette enquête par le parquet grenoblois intervient dans un contexte houleux qui s’est installé ces dernières semaines au sein de l’IEP. Le 27 février dernier, l’Union syndicale Sciences Po Grenoble (US) – le premier syndicat étudiant de l’IEP – avait ainsi porté plainte pour « discrimination syndicale » (classée sans suite depuis, NDLR) contre l’un des deux professeurs visés par les affichages. Ce dernier, dans un e-mail à ses élèves dont l’AFP a obtenu copie, demandait aux étudiants appartenant au syndicat « de quitter immédiatement [ses] cours et de ne jamais y remettre les pieds ».

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D’éventuels « propos problématiques »

L’un de ses cours, intitulé « Islam et musulmans dans la France contemporaine », avait été visé quelques jours auparavant par un appel sur Facebook de l’Union syndicale, demandant aux étudiants de témoigner sur d’éventuels « propos problématiques » qui y auraient été tenus. Le syndicat, qui ne nomme pas le maître de conférences, explique notamment qu’il « souhaite retirer » cet enseignement « des maquettes pédagogiques pour l’année prochaine si lors de ce cours des propos islamophobes y étaient dispensés comme scientifiques ».

C’est « un appel à la délation » avec pour conséquence « une situation de danger grave et imminent », estime aujourd’hui l’avocat du professeur du cours, Me Éric Le Gulludec, interrogé par l’Agence France-Presse. De son côté, l’Union syndicale assure que son appel ne relève que d’« une habitude de sondages menés régulièrement auprès des étudiants ». Interrogée par l’Agence France-Presse, une porte-parole du syndicat a démenti la paternité de l’affichage sauvage ayant visé ce professeur. L’Unef, dont la branche grenobloise a aussi relayé ces affiches sur les réseaux sociaux, a reconnu, dimanche, une initiative «  maladroite et dangereuse  » dans un communiqué, réaffirmant «  son opposition à toute haine, à tout lynchage public et son attachement à la liberté d’expression  ».

Le deuxième professeur visé par le collage est un professeur d’allemand qui enseigne à l’IEP depuis 25 ans. La polémique est née, selon lui, fin novembre d’un groupe de travail informel pour préparer la semaine «  de l’Égalité et contre les discriminations  ». «  Je m’étais inscrit pour préparer une journée thématique au titre : racisme, islamophobie, antisémitisme. […] Je comptais contester dans la discussion avec ma collègue et mes étudiants cet alignement de ces trois termes dans une seule thématique  », a-t-il raconté sur l’antenne de BFM TV. Ce dernier, selon lui, «  exclu du groupe de travail parce que les étudiants se disaient blessés par mes paroles  », a ajouté qu’il a été l’objet depuis janvier d’une campagne menée par les «  plus extrémistes  » d’entre eux. Depuis il est en «  congé maladie  » et a engagé un avocat pour décider de la suite judiciaire à donner.

« C’est un appel à délation qui a été fait »

La ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a condamné « fermement » les accusations d’islamophobie contre deux professeurs de Sciences Po Grenoble, dénonçant des « tentatives de pression et d’intimidation » qui feront l’objet d’une enquête de l’inspection générale de l’éducation. « En complément de l’enquête judiciaire », le ministère « prendra toute sa part afin d’apporter soutien à la direction de l’IEP de Grenoble et protection à ses agents », a-t-elle ajouté, soulignant que « les menaces, les injures et les pressions n’ont pas leur place dans l’enseignement supérieur ».

« Quand on jette en pâture des enseignants et qu’on les accuse sans aucune preuve, en leur mettant quasiment une cible dans leur dos, je considère que c’est du terrorisme intellectuel », a, quant à elle, fustigé Valérie Pécresse (ex-LR, Libres !), présidente de la région Île-de-France, sur BFM TV. « C’est un appel à délation qui a été fait. Il faut que l’université porte plainte contre ces étudiants », insiste Valérie Pécresse qui assure que « ça vient d’un syndicat étudiant, l’Unef, qui est en pleine dérive, en plein naufrage ».

lepoint.fr

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