Vers un passeport vert pour voyager en Europe

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6medias  Publié le 01/03/2021 à 18h29  Mis à jour le 02/03/2021 à 7h15Vers un passeport vert pour voyager en Europe

La Commission européenne a annoncé le 1er mars qu’elle présenterait un projet de « passeport vert » numérique afin que les Européens puissent voyager plus librement en attestant de leur vaccination contre le Covid-19 ou de tests négatifs.

L’annonce est loin de faire l’unanimité. La Commission européenne présentera le 17 mars un projet de « passeport vert » numérique attestant d’une vaccination contre le Covid ou de tests négatifs pour voyager plus librement, alors que les droits associés à ce document divisent les Vingt-Sept.

« Nous présenterons ce mois-ci une proposition législative pour un Digital Green Pass, avec l’objectif de « permettre graduellement aux Européens de se déplacer en sécurité au sein de l’UE ou en-dehors, pour le travail ou du tourisme », a annoncé sur Twitter la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen.

Ce passeport pourrait également indiquer si une personne « peut être considérée comme immunisée en raison de sa situation sanitaire et de la présence d’anticorps », selon un porte-parole de la Commission.

La proposition qui vise a rétablir graduellement la liberté de circulation dans l’UE sera soumise le 25 mars au prochain sommet des Vingt-Sept, a précisé lundi le vice-président de la Commission, Margaritis Schinas, après une réunion des ministres européens de la Santé. Les Vingt-Sept s’étaient entendus en janvier sur le principe de normes partagées pour ce certificat.

Persistances des « interrogations scientifiques »

La Commission a déjà été chargée d' »assurer la coordination sur les critères (…) et de créer une plateforme qui connecterait les différentes solutions nationales », un système dont la mise en place demandera au moins trois mois.

Ursula von der Leyen avait aussi rappelé la persistances des « interrogations scientifiques », soulignant que rien ne prouvait absolument qu’on cesse de transmettre le virus après avoir été vacciné.

« Nous préparons un instrument à l’échelle européenne, incluant des données très objectives », mais il reviendra aux Etats membres de décider « quel usage précis ils en feront », a prévenu le vice-président de la Commission, Margaritis Schinas.

Certains États, dont la France, jugent prématurée la question des droits attachés à un « passeport » vaccinal et redoutent de profondes inégalités, alors que moins de 5% des Européens ont été vaccinés jusqu’à présent et que la vaccination n’est pas obligatoire.

« Pas question de lier la vaccination à la liberté de se déplacer en Europe », a réagi la ministre belge des Affaires étrangères, Sophie Wilmès, estimant que la notion de « pass » vert « porte à confusion ». Mais d’autres pays veulent une adoption rapide, dont l’Autriche ou la Grèce. Cette dernière est en effet soucieuse de sauver sa saison estivale.

« 20 millions de tests antigéniques » achetés

La Commission a également annoncé avoir acheté « plus de 20 millions de tests rapides antigéniques », distribués dès la semaine du 8 mars et lancé un appel d’offres permettant aux États de passer leurs propres commandes. L’appel d’offres porte sur quelque 550 millions de tests rapides livrables dans les « prochains mois ».

Face aux nouveaux variants, l’UE va également consacrer au moins 200 millions d’euros pour aider les Etats à augmenter les séquençages génétiques et les analyses d’eaux usées, une somme qui comprend l’enveloppe de 75 millions d’euros annoncée mi-février.

L’approbation par l’UE d’un quatrième vaccin, celui de Johnson&Johnson, est attendue au mois de mars, selon la Commissaire à la Santé, Stella Kyriakides.

capital.fr

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