Pollution : manque de capacités de renseignement dans les eaux d’Israël

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Israelis standing around a 17-meters long fin whale washed ashore on the Nitzanim beach, near the city of Ashkelon, February 19, 2021. Photo by Yossi Aloni/Flash90 *** Local Caption *** לוויתן מצוי מת חוף ים ניצנים מבט כללי אנשים מסתכלים מבקרים חוף ים


Pollution par le goudron sur les côtes israéliennes: preuve d’un manque de capacités de renseignement dans les eaux de la zone d’exclusion économique d’Israël 

L’incident concernant la pollution côtière israélienne qui se déroule depuis trois jours, en plus d’être une catastrophe écologique, illustre le manque de capacités de renseignement d’Israël dans ses eaux économiques. Interprétation 

Ami Rohe Dombes | 21/02/2021 partage

Photo: porte-parole de Tsahal 

La pollution par le goudron le long de 160 km de côtes israéliennes, ces derniers jours, est une crise écologique de niveau 2B. Outre l’aspect écologique, l’événement révèle le manque de contrôle de l’État d’Israël sur ses eaux économiques. La zone maritime économique est une zone qui s’étend de la côte à la mer sur une distance de 200 milles marins (environ 370 km). 

«L’unité maritime du ministère de la Protection de l’environnement est en contact avec les organismes internationaux depuis le début de l’incident d’écoulement de goudron sur les côtes d’Israël, afin de localiser la source. Dans ce contexte, des informations préliminaires ont été reçues de l’Agence européenne EMSA (Agence européenne pour la sécurité maritime) et du REMPEC de Malte (Centre régional de réponse à la pollution marine en Méditerranée) sur la possibilité d’identifier une marée noire survenue le 11 février, résultant des émissions d’un ou de navires, devant Ashkelon, « À 50 kilomètres au large des côtes d’Israël », a annoncé le ministère de la Protection de l’environnement dans le cadre de l’incident. 

« […] Le personnel de l’Unité Marine du Ministère de la Protection de l’Environnement est en contact avec les autorités européennes pour tenter d’identifier les navires qui ont navigué à proximité de l’emplacement de la tache dans les délais appropriés, afin de trouver la source de la pollution. A ce stade, un examen par le ministère de la protection de l’environnement soulève la possibilité d’associer au moins 10 navires qui sont passés durant la période et sur les lieux propices à la formation de la tache de carburant.

«L’entreprise procède à une inspection approfondie pour trouver le facteur polluant des navires suspects et utilise tous les moyens à sa disposition pour localiser le navire polluant. Sur les dix navires suspects qui ont traversé ladite zone, deux ont même atteint le port d’Ashdod. Les inspecteurs de l’unité navale du ministère ont mené une inspection surprise jeudi dernier sur un navire suspect qui se trouvait encore au port, mais il a été exclu comme source possible et s’est avéré normal sous tous les paramètres. L’autre navire suspect n’est plus en Israël.  » 

À ce jour, environ trois jours après l’incident, l’État d’Israël, malgré tous ses services de renseignement, ne sait pas quel est le navire qui a pollué la mer dans les eaux de sa zone d’exclusion économique. Des tentatives sont faites, comme indiqué, pour arraisonner d’éventuels navires suspects. Parlant d’acheter de nouveaux navires au profit d’une protection économique de l’eau, il peut être intéressant pour le gouvernement israélien d’investir d’abord dans des capacités de renseignement pour surveiller la mer à de telles distances, avant d’acquérir des outils pour faire face aux menaces.
 

israeldefense.co.il

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