CPI : Nous n’avons que nous-mêmes à blâmer

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Nitzana Darshan-Leitner Lundi 8 février 2021-23: 02

La gauche radicale et les groupes de défense des droits de l’homme sont tellement imprégnés d’hypocrisie que leur joie face à la décision de la CPI les aveugle sur les atrocités commises par les terroristes palestiniens.

La décision des juges de la Cour internationale de Justice de La Haye de s’autoriser à faire d’Israël l’objet d’une enquête pour crimes de guerre doit nous servir de signal d’alarme, que peut-être le moment est-il venu de cesser d’agir en Juifs exilés qui ne croient toujours pas dans notre droit à l’État (Juif). Parce que nous voyons ici que malgré les efforts du bureau du procureur militaire pour enquêter sur toute infraction d’un soldat de Tsahal, qu’elle soit légère ou grave, combinée à la création d’un département dédié au sein de Tsahal pour protéger les droits de l’homme et le droit international – nous nous sommes toujours retrouvés confrontés une enquête internationale, pour quelque motif que ce soit. 

Et c’est ainsi que nous apprenons que les juges du Tribunal de La Haye ne sont pas du tout impressionnés par les décisions de la Haute Cour (de Justice israélienne) qui empêchent l’expansion des implantations juives en Judée-Samarie, ni par l’esprit du procureur général Mandelblit qui planait sur ces décisions. 

Nous ne pourrons pas enseigner (de force) l’histoire aux juges de la Cour de La Haye, surtout quand nous sommes nombreux, au sein de notre peuple, à ne pas reconnaître notre droit à la terre. Il y a des hypocrisies dans diverses ailes de la gauche radicale et dans certaines organisations de défense des droits de l’homme, tout en faisant l’impasse sur les horreurs des terroristes et certains sont trop heureux que la voie ait été ouverte pour poursuivre les officiers de Tsahal. « Certains d’entre eux auront peur de prendre un vol pour l’étranger, de crainte qu’ils ne soient incarcérés », « Peut-être que la peur des poursuites les retiendra (d’agir, de se défendre) à l’avenir. » Ce point de vue a raison sur une chose: en l’absence d’une action déterminée de la part d’Israël, la décision de La Haye peut agir comme un «effet de refroidissement» qui dissuadera les officiers et les hommes d’État, avant même toute action militaire pour protéger les citoyens israéliens. 

Les dirigeants israéliens continuent d’insister pour réaliser les idées de la gauche qui a pourtant perdu son pouvoir (électoral), entre autres par crainte de la Cour internationale de justice de La Haye. C’est ainsi que l’option du retrait unilatéral a été tentée à Gaza, une tentative qui a échoué et a transformé les villes israéliennes en otages du Hamas et de ses missiles. Ainsi, il fut décidé de ne pas décider et de laisser les habitants de Judée et de Samarie comme une créature hybride. Sans parler de l’application de la souveraineté, de peur que nous ne fassions bouillir les juges de La Haye. Ben-Dror Yemini a reflété cette opinion dans Yedioth Ahronoth, il y a un peu moins d’un an, lorsqu’il a salué la décision de la Haute Cour qui a abrogé la loi de souveraineté sur le implantations, affirmant que la décision empêchait toute ingérence du Tribunal de La Haye et des sanctions internationales.

L’absence de décision politique sur l’avenir de la Judée-Samarie empêche le développement et la prospérité de la région. Alors qu’Israël est passif, l’Autorité palestinienne, sous les auspices de l’Europe et des tribunaux de La Haye, est sur le point de profiter pleinement de l’administration Biden et de créer une réalité (sans précédent) dans laquelle nous pourrions regretter les jours déjà sombres d’Obama. D’un autre côté, la réponse israélienne doit inclure un plan d’application de la souveraineté. Il faut le dire avec fierté et la tête haute – cette terre est la nôtre, et aucun tribunal ne déterminera pour nous où nos frontières passeront.

Un bon moyen de traiter la décision de La Haye est d’adopter immédiatement la politique américaine sur la question. Immédiatement après la création de la Cour internationale de justice à La Haye, en 2002, le Congrès américain a promulgué l’American Service-Members ‘Protection Act. La loi a été surnommée «la loi sur l’invasion de La Haye» parce qu’elle permet au président américain de faire «tout ce qu’il faut» pour libérer toute personne arrêtée ou poursuivie par la Cour pénale internationale, y compris le recours par à la force. Mais dans notre cas, la loi interdit à toute autorité américaine de transmettre des informations au tribunal sur des soldats ou des civils qui pourraient être interrogés par elle.

Il est évident que seuls les États-Unis puissent se tenir derrière une loi qui donne au président le droit d’envahir un pays étranger pour libérer les soldats de la nation, si ceux-ci y sont poursuivis pour leur service rendu à la nation. Mais à part cette section draconienne, le reste de la loi est tout à fait appropriée, interdisant l’assistance financière au tribunal, la coopération avec lui ou la transmission d’informations confidentielles. Israël doit donc adopter le dispositif législatif américain et veiller à ce qu’aucune autorité en Israël n’assiste, directement ou indirectement, le tribunal de La Haye pour recueillir des preuves contre nos citoyens et nos soldats. Cette interdiction de coopération avec le tribunal doit être régie par la loi et doit s’appliquer à tout citoyen israélien

L’avocate Nitzana Darshan-Leitner dirige l’organisation Shurat HaDin, qui se bat dans l’arène juridique pour l’État d’Israël

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israelhayom.co.il

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