Le maître-espion iranien du complot de Villepinte avait « des contacts dans toute l’Europe »

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L’officier-traitant des espions iraniens derrière le complot à la bombe à Villepinte-Paris «  coordonnait ses contacts dans toute l’Europe  »

Le chef des espions iraniens accusé d’avoir organisé un complot à la bombe à Paris (Villepinte) a été retrouvé en possession d’un carnet détaillant toute l’étendue de son réseau européen, a-t-on révélé.

Par MARCO GIANNANGELI

PUBLIÉ: 10:40, dim, 31 janvier 2021 | MISE À JOUR: 13 h 57, dimanche 31 janvier 2021Copier le lien

Home Secretary Priti Patel leaves 10 Downing Street, Central London, Britain, 13 February 2020. Patel remains as Home Secretary following a cabinet reshuffle by British Prime Minister Boris Johnson. EPA/WILL OLIVER (MaxPPP TagID: epalivefour614275.jpg) [Photo via MaxPPP]

Priti Patel (Ministre de l’Intérieur britannique-ci-dessus) aborde la menace du terrorisme au Royaume-Uni après l’attaque de Vienne

Un carnet vert, retrouvé dans la voiture d’Assadollah Assadi lors de son arrestation en Allemagne, détaillait méticuleusement 289 lieux à travers 11 pays européens où il aurait pris contact avec des agents du régime. Assadi – qui risque jusqu’à 20 ans de réclusion, jeudi – était diplomate à Vienne lorsqu’il a été accusé d’avoir personnellement transporté 500g d’explosifs TATP (peroxyde de triacétone), l’explosif surnommé «mère de Satan» pour une attaque prévue en 2018 contre le rassemblement politique de l’Iran libre à Paris , organisé par le groupe favorable à la démocratie du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI).

En réalité, il était chef du bureau Europe du ministère iranien du renseignement et de la sécurité.

La conférence au stade bondé de Villepinte a réuni 80.000 partisans du CNRI et leurs familles, ainsi que des dignitaires, dont l’avocat de Trump, Rudy Giuliani, l’ancien Premier ministre canadien Stephen Harper et 38 députés et délégués britanniques, dont l’ancienne secrétaire d’État pour l’Irlande du Nord Theresa Villiers. Faisant semblant de partir en vacances avec sa famille, Asssadi a rencontré deux complices dans un Pizza Hut au Luxembourg, deux jours avant que la bombe ne devait exploser, et leur a remis les explosifs dans cette échoppe de Pizza Hut.

Normalement basés à Anvers, Amir Saadouni et Nasimeh Naami ont également reçu une clé USB avec des instructions détaillées, un nouveau téléphone et une enveloppe contenant 16 000 £ (18.112 € environ).

Les instructions décrivaient comment la bombe doit être chargée et préparée avant d’être enveloppée dans du film plastique, un cordon de sécurité allant de 50 mètres à 300 mètres, dûment respectés avant activation en impulsant une télécommande pendant 3 secondes.

Assadolah Assadi

Assadollah Assadi risque d’être emprisonné jusqu’à 20 ans (Image: NC)

Ils ont été chargés de livrer l’appareil, que Naami a placé dans une trousse de toilette bleue, à un troisième complice Mehrdad Arefani, qui assisterait à la conférence en se faisant passer pour un partisan du CNRI.

L’intrigue a été déjouée à la dernière minute par les services de sécurité allemands et belges, qui auraient bénéficié de tuyaux du Mossad israélien.

Mais le carnet vert d’Assadi montre la véritable étendue de ses relations européennes.

Sur les 289 lieux méticuleusement répertoriés, 86 étaient des paysages et divers sites de visite, 53 des magasins, 45 des restaurants et 23 des hôtels.

Assadollah Assadi

Un carnet retrouvé dans la voiture d’Assadollah Assadi détaille 189 lieux dans 11 pays européens (Image: NC)

Bien qu’endossant ostensiblement le rôle d’un diplomate basé à l’ambassade d’Iran à Vienne, seuls 38 de ces lieux se trouvaient en Autriche, soit à peine 13% du total. 87% de ses déplacements l’étaient pour de tous autres motifs que la représentation de son ambassade en Autriche

L’Allemagne a été la plus représentée, avec 114 sites, suivie de 42 sites en France.

Les autres pays qu’il a visités sont l’Italie, la Hongrie, la République tchèque, la Belgique, les Pays-Bas, la Suède, la Suisse et le Luxembourg. 

Il peut en outre être révélé que, pendant sa détention provisoire, Assadi a reçu la visite de Reza Lotfi, un haut fonctionnaire iranien qui assure la liaison entre le MOIS (Ministère des Renseignements) et le ministère iranien des Affaires étrangères.

Son travail comprend la supervision des opérations des diverses stations du MOIS dans les ambassades et le rapport de ses conclusions, simultanément, au ministre du MOIS, Mahmoud Alavi, et au ministre des Affaires étrangères, Javad Zarif (antenne-relais des agences d’espionnage et de terrorisme de l’Iran à l’étranger et l’un des coordinateurs officiels des activités des Brigades Al Quds -Voir l’article de Yossi Mansharoff qui suit cette présentation).

Farzin Hashemi du Conseil national de la résistance iranienne a déclaré: «Le réseau d’espionnage du régime en Europe, qui est utilisé pour des complots terroristes comme celui de Paris, devrait être dénoncé et mis hors d’usage et l’UE devrait exiger de Téhéran de démanteler son appareil terroriste, en donnant des garanties fiables qu’ils ne commettront jamais un complot similaire ou alors ils risqueraient de rompre les relations diplomatiques.  

La semaine dernière, un groupe de plus de 20 anciens hauts fonctionnaires de l’UE a demandé à l’UE de lutter contre le terrorisme et les violations des droits de l’homme en Iran.

Il s’agit notamment d’anciens ministres des Affaires étrangères et du ministère de l’Intérieur du Royaume-Uni, de France, d’Allemagne et d’Italie, d’un ancien Premier ministre et président de la Roumanie et d’une multitude d’autres ministres de Pologne, de Lituanie, de Slovaquie, de Finlande et d’Islande.

Dans une déclaration commune, ils ont exhorté l’UE à «désigner le ministère iranien du renseignement et le CGRI dans leur intégralité comme des entités terroristes», ajoutant: «Les preuves incontestées dans l’affaire terroriste de Villepinte indiquent que l’implication des autorités iraniennes au plus haut niveau a été transformé en plans de meurtre de masse.

Assadi

Assadollah Assadi est accusé d’avoir transporté 500g d’explosifs pour une attaque prévue en 2018 à Paris (Image: NC)

«L’UE doit prendre des mesures fermes. Agir autrement donnerait l’impunité au régime iranien et l’encouragerait à mener de nouvelles attaques terroristes en Europe

Assadollah Assadi a été arrêté en Allemagne alors qu’il tentait de traverser la frontière pour rentrer en Autriche. Sa défense s’est appuyée sur son affirmation selon laquelle il devrait bénéficier de l’immunité diplomatique, couverture fallacieuse qui a été rejetée.

Les procureurs ont demandé qu’il soit condamné à un maximum de 20 ans de prison, tandis que Saadouni et Naami risquent 18 ans de prison et Arefani 15 ans.

Un juge rendra le verdict et la condamnation à Anvers, en Belgique, jeudi.

express.co.uk


Comment Zarif finance la terreur du Hezbollah

3 septembre 2019 

Pourquoi Israël n’agit-il pas pour dénoncer les liens entre le ministère des Affaires étrangères iranien et le Hezbollah? 

Yossi Mansharoff | 10/07/2019

L’utilisation par le régime iranien de son principal appareil diplomatique, le ministère des Affaires étrangères, pour financer une organisation terroriste – le Hezbollah, connu comme tel (ou son bras militaire) dans la plupart des pays occidentaux – aligne directement le ministère des Affaires étrangères sur un certain nombre de mécanismes et d’outils actionnés par la Force Qods, au sein des gardes de la révolution, depuis des années, pour financer le Hezbollah, les milices chiites en Irak et d’autres, ainsi que les organisations terroristes sunnites, servant l’Iran. Ces mécanismes incluent différentes banques, des compagnies aériennes iraniennes et des  fonds de bienfaisance.

Au fil des années, ces organismes ont été inclus dans la liste des sanctions américaines, car ils ont servi à la force Qods des Gardiens de la révolution pour financer l’organisation terroriste du Hezbollah.

L’implication directe du ministère des Affaires étrangères iranien dans la promotion d’attaques terroristes et d’activités subversives iraniennes dans le monde est connue depuis longtemps.  En septembre 1987, la CIA a révélé l’existence de l’article 210 du ministère des Affaires étrangères. Selon la CIA, le département fonctionne comme un centre d’opérations principal qui coordonne les activités des services de renseignement iraniens à l’étranger et envoie souvent des instructions aux services de renseignements iraniens en ce qui concerne les attaques terroristes.

Par conséquent, après que le Premier ministre Netanyahu a évoqué l’implication du ministère des Affaires étrangères iranien dans le financement du Hezbollah et à la lumière des actes de promotion du terrorisme et de la subversion commis par le ministère des Affaires étrangères iranien dans le monde entier, le lien direct entre le ministère des Affaires étrangères iranien et le Hezbollah n’est vraiment rien d’une surprise. L’ancien ambassadeur au Liban (ainsi que d’autres pays clés du Moyen-Orient tels que l’Afghanistan, l’Irak, le Yémen et la Syrie) a été nommé en coordination avec les Gardiens de la révolution et avec leur plein accord.

À la lumière de tout ceci, les rencontres de Zarif avec Nasrallah depuis sa nomination en tant que ministre des Affaires étrangères, en 2013, revêtent une importance supplémentaire. Il est probable que ces réunions ont également porté sur la dimension financière des relations entre l’Iran et le Hezbollah. Il est important de souligner que, selon la CIA, Nasrallah lui-même était directement impliqué dans de nombreux attentats terroristes du Hezbollah, notamment des enlèvements d’otages, des détournements d’avions et d’autres attentats terroristes perpétrés par l’organisation, avant même d’être nommé Secrétaire général du Hezbollah en 1992. Ainsi, la séparation entre l’aile politique et l’aile militaire, entretenue par les Européens est-elle un bluff éhonté, auquel personne n’oserait réellement croire sans s’étouffer. Ce que certains pays continuent de maintenir est faux, et les rencontres de Zarif avec Nasrallah sont directement liées aux activités terroristes de l’organisation.

Un autre lien possible entre le ministère des Affaires étrangères iranien et la terreur perpétrée par le Hezbollah a été exprimé lors de la visite de Zarif sur la tombe d’Imad Mughniyeh, chef de l’aile militaire du Hezbollah, en 2014. Il semble que la visite reflète une tentative de participation à des remerciements iraniens pour les activités terroristes du Hezbollah, à la lumière du rôle joué par le ministre des Affaires étrangères, Zarif, dans son financement. Compte tenu de la participation directe du ministère des Affaires étrangères iranien au financement du Hezbollah, il convient de l’inclure dans la liste des sanctions américaines. Les personnalités iraniennes et libanaises appartenant à l’appareil financier qui a transféré les fonds iraniens au Hezbollah ont déjà été soumises à des sanctions américaines. Donc pourquoi pas Zarif et son ministère, au titre de bailleur de fonds du terrorisme?

Mais une déclaration ne suffit pas ; Le gouvernement israélien doit lancer une campagne d’information vigoureuse contre le ministère iranien des Affaires étrangères et son chef, Zarif. Une telle campagne de sensibilisation devrait viser deux objectifs. Premièrement, il doit démasquer Zarif et les autres hauts responsables du ministère iranien des Affaires étrangères, en grattant l’image de diplomates dignes dont ils se vantent. L’opinion publique européenne doit être informée de l’assistance financière directe que Zarif et ses hommes apportent au Hezbollah, qui constitue une menace directe pour la sécurité transnationale de l’Europe.

Le deuxième objectif de la campagne de propagande contre le ministère iranien des Affaires étrangères devrait être de viser l’arène politique aux États-Unis, l’accent étant mis sur le camp démocratie qui envisage de renvoyer les États-Unis à l’accord sur le nucléaire s’il remporte les élections présidentielles de novembre 2020. Israël devrait souligner les relations étroites qui existent entre cet accord et le budget iranien annuel pour le Hezbollah, Ce chiffre ayant été multiplié par quatre à la lumière de l’accord sur le nucléaire et atteint 800 millions de dollars. Il a récemment été réduit en raison de sanctions prises par les États-Unis contre l’Iran.

Comme l’a récemment déclaré le Premier ministre Netanyahu, l’aide financière apportée par l’Iran au Hezbollah a diminué et le Hezbollah prévoit, non seulement, de nuire aux intérêts américains dans tout le Moyen-Orient, mais également de déstabiliser les États-Unis, sur ordre du commandant de la Force Qods des Gardiens de la révolution, Qassem Suleimani.

Par conséquent, le Hezbollah, qui, selon les registres du FBI, est responsable des meurtres de civils et de soldats américains plus que toute autre organisation terroriste à l’exception d’Al-Qaeda, constitue une menace réelle pour la sécurité des États-Unis. Il s’agit proprement de la capacité de l’Iran à fournir un financement accru, notamment par l’intermédiaire du ministère iranien des Affaires étrangères, aux activités terroristes et de subversions perpétrées par le Hezbollah aux États-Unis.

Yossi Mansharoff est chercheur à l’Institut pour la stratégie et la sécurité de Jérusalem (JISS) et chercheur au Centre Ezri pour les études iraniennes à l’Université de Haïfa 

israeldefense.co.il

2 commentaires

  1. Le hezbollah est maitre du liban ,la france tres proche du liban considere.que ce groupe.terroriste.n en veut qu a Israel.
    Par concequent.en tant.qu Allie de la france.le hezbollah n est pas un groupe.terroriste.

  2. Le hezbollah est maitre du liban ,la france tres proche du liban considere.que ce groupe.terroriste.n en veut qu a Israel.
    Par concequent.en tant.qu Allie de la france.le hezbollah n est pas un groupe.terroriste.

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