Le président Biden et la solution à deux Etats, par Michèle MAZEL

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LE PRÉSIDENT BIDEN ET LA SOLUTION À DEUX ÉTATS

La chronique de Michèle MAZEL

          L’élection de Joe Biden a été accueillie avec enthousiasme par la direction palestinienne qui salue l’avènement d’une ère nouvelle. Elle voit la fin du long « cauchemar » des années Trump, marquées non seulement par le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem, la reconnaissance de la souveraineté israélienne sur le Golan et la fameuse «affaire du siècle» mais aussi par la fermeture de la représentation palestinienne à Washington et la suppression de l’aide américaine.  Abou Mazen et ses hommes comptent désormais sur le poids de l’aile gauche des Démocrates et la présence de membres du Congrès telles que les députées Ilhan Omar, Rashida Tlaib et Alexandria Occasio Cortes.  Trois personnalités qui ne ménagent ni leur hostilité à Israël ni leur soutien au mouvement BDS.

From left, Rep. Rashida Tlaib, D-Mich., Rep. Ilhan Omar, D-Minn., respond to remarks by President Donald Trump after his call for the four Democratic congresswomen to go back to their « broken » countries, during a news conference at the Capitol in Washington, Monday, July 15, 2019 -. (AP Photo/J. Scott Applewhite)
Ilhan Omar, Rashida Tlaib

Là où l’Affaire du siècle de Trump, jugée trop favorable à Israël, a échoué à résoudre le conflit, l’équipe Biden va-t-elle maintenant faire pression sur Israël ? Lors de son audition de confirmation au Sénat, Linda Thomas-Greenfield, nouvelle représentante américaine aux Nations Unies a déclaré qu’elle «trouvait inacceptables les actions et l’approche que BDS a prises à l’égard d’Israël, cela frise l’antisémitisme». Des propos qu’on n’a pas appréciés à Ramallah. D’autant Richard Mills, numéro deux de la représentation, tout en évoquant la solution à deux États a pris soin de cautionner tant Israël que l’Autorité palestinienne, mentionnant d’une part annexion et implantations et de l’autre incitation à la violence et versement de compensations à des individus emprisonnés pour faits de terrorisme.

L’Union européenne, si prompte à condamner l’État Hébreu, ne s’était jamais permise d’interpeller Ramallah sur ces deux points. Elle ne s’était jamais non plus prononcée sur le mouvement BDS. Pourtant il s’agit bien là du cœur du problème. Ce mouvement, dont la devise «from the river to the sea, Palestine shall be free» (de la rivière du Jourdain à la mer Méditerranée  la Palestine sera libre, appelle ouvertement à la destruction d’Israël. L’incitation à la haine, le lavage de cerveaux depuis la plus petite enfance, renforcés par les manuels scolaires de l’Autorité palestinienne régulièrement montrés du doigt par des ONG se traduisent par la diabolisation non seulement d’Israël mais encore des Juifs. À cela s’ajoute la rente à vie assurée aux terroristes ayant assassiné des civils – hommes, femmes et enfants.

La nouvelle administration va-t-elle proposer une nouvelle équation ? Israël renonçant à développer les implantations existantes et à en créer de nouvelles, les autorités palestiniennes mettant fin à l’incitation, aux attentats et aux paiements aux terroristes ? Il y a malheureusement trop d’obstacles en chemin.  Quand bien même Israël accepterait, il n’admettra jamais un droit du retour qui verrait des millions de Palestiniens s’engouffrer sur son territoire.  Or l’abandon de ce droit enflammerait les centaines de milliers de réfugiés toujours parqués dans des camps depuis 1948. 

Et puis il y a Gaza. Ce territoire censé faire partie de l’Autorité palestinienne est aujourd’hui aux mains du Hamas, affilié aux Frères Musulmans. Il ne veut pas d’une solution à deux États car il rejette toute légitimité à Israël qu’il se promet de détruire et de construire sur ses ruines un califat islamique qui engloberait bien sûr la Cisjordanie.  Bref, se diront les dirigeants de Ramallah, tant que les pays amis continuent à apporter contributions financières et à faire pression sur Israël, pourquoi envisager des concessions et se lancer dans des négociations qui ne peuvent déboucher sur aucune solution ?

benillouche.blogspot.com/2021/01

One comment

  1. Biden et la gauche américaine, qui ont pris le pouvoir à la faveur de fraudes massives, vont revenir aux positions catastrophiques de Obama 1 et 2, lesquelles avaient laissé une Amérique exsangue et une situation internationale catastrophique ….
    J’en veux aux 70% de juifs américains qui ont voté pour Biden, oubliant ainsi leurs responsabilité vis à vis du peuple juif et d’israël !
    L’antisémitisme de la gauche américaine au pouvoir va leur faire payer leur position lâche et égoïste pour peu qu’ils soient encore en phase avec le peuple peuple juif !

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