Visite secrète de hauts responsables iraniens au Venezuela

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Selon des sources étrangères, le 13 septembre 2020, une délégation de responsables iraniens est arrivée à Caracas, la capitale du Venezuela.


La délégation est arrivée sous le couvert d’un vol cargo sur la ligne Iran-Venezuela (il y a des relations commerciales actives dans la vente d’armes et de carburant sous le radar des sanctions imposées aux pays)

La délégation comprenait Hassan Khatami (ancien ambassadeur d’Iran en Irak), deux PDG de Mahan Air – une compagnie aérienne iranienne qui fournit des services aux gardiens de la révolution, et un homme d’affaires iranien qui dirige des entreprises à Dubaï et en Iran.

La délégation est restée au Venezuela pendant trois jours et a rencontré un certain nombre de hauts responsables vénézuéliens, dont le ministre vénézuélien de l’Industrie, Tarek El Aissami (d’origine syrienne) connu pour son soutien à la Force Qods et au Hezbollah, notamment à travers le narcotrafic.
La délégation a discuté avec de hauts fonctionnaires, du renforcement des relations commerciales entre les deux pays.

Le 17 décembre 2020, une autre rencontre a eu lieu entre les délégations et les responsables gouvernementaux.


La majeure partie de l’argent que l’Iran reçoit du Venezuela sera probablement utilisée pour financer les infrastructures terroristes, y compris l’unité 840 chargée de la mise en place des infrastructures terroristes en dehors de l’Iran (comme sur le plateau du Golan en Syrie).

Les relations chaleureuses entre les deux pays montrent la volonté de l’Iran de continuer à établir sa puissance au Moyen-Orient et au Venezuela, près des États-Unis – l’ennemi commun des deux pays.


Recadrage sur le rôle de Tareck Al-Aissami : (retour sur images en février 2020)

Le trafiquant de drogue Tareck Al-Aissami, cheville ouvrière des relations entre le Hezbollah, la drogue et la présidence Maduro au Venezuela

L’IRAN ET LE HEZBOLLAH IMPLIQUES DANS LA CRISE AU VENEZUELA

Lors d’un entretien avec Trish Regan, animateur de FOX Business, le mercredi 6 février 2020 au soir, le secrétaire d’État Mike Pompeo avait fait plusieurs déclarations qui ont surpris, notamment en affirmant que Cuba avait trusté le Venezuela, au fil des années et « pris le contrôle » de « l’appareil de sécurité » du Venezuela. Il a également affirmé que les sanctions américaines imposées sur le Venezuela « ne vise pas le peuple vénézuélien. »

Cependant, l’affirmation marquante que Pompeo avait formulée dans l’interview disait que le Hezbollah et l’Iran sont «actifs» au Venezuela et y présentent un «risque pour la sécurité nationale de l’Amérique».

Après avoir accusé la Chine, Cuba et la Russie d’interférer dans les efforts américains pour installer la figure de l’opposition Juan Guaidó et évincer l’actuel dictateur vénézuélien Nicolás Maduro, Pompeo a déclaré :

«Les gens ne savent pas que le Hezbollah a des cellules actives – les Iraniens ont un impact sur les populations du Venezuela et de l’Amérique du Sud. Nous avons l’obligation de réduire ce risque pour les États-Unis et nous allons parler, la semaine prochaine à Varsovie, de la façon dont nous le faisons en Amérique du Sud et dans le monde entier. »- Mike Pompeo

Regarder | Interview de Mike Pompeo par Trish Regan de Fox Business sur le Venezuela (6 février 2020)

httpv://www.youtube.com/watch?v=embed/EoHXWdwgH2c?feature=oembed

Pompeo avait mentionné le Hezbollah – le groupe terroriste qui s’est imposé  comme le maître de la vie politique libanaise – comme  la cause principale de l’obligation des États-Unis d’intervenir au Venezuela, potentiellement par une force militaire, en reliant le gouvernement vénézuélien aux ennemis des États-Unis et d’Israël au Moyen-Orient. Ce faisant, Pompeo avait également laissé entendre une forme d’intervention militaire et de guerre secrète contre l’Iran et le Hezbollah  « dans le monde entier ».

En effet, si les États-Unis interviennent au Venezuela en indiquant le Hezbollah comme leur adversaire principal, cela crée un précédent en vue d’une guerre d’usure généralisée, là où le Hezbollah a son siège social – le Liban – ainsi que contre le plus puissant allié régional du Hezbollah, l’Iran.

Un axe de combat de longue haleine

Cette suggestion de Pompeo selon laquelle le Hezbollah est actif au Venezuela était progressivement devenue un sujet de discussion au sein de l’administration Trump au cours des deux dernières années de son mandat. Pompeo l’avait déclaré publiquement en  août 2017 – de concert avec le conseiller à la sécurité nationale John Bolton.

Bolton avait contribué à renforcer ce postulat disant que le gouvernement du Venezuela est lié au Hezbollah, par l’entremise du Gatestone Institute, que Bolton a présidé de 2013 à 2018 et qui promeut fortement l’idée d’un lien fort entre le Hezbollah et sa base avancée au Venezuela au cours de cette période. Bolton, en janvier dernier encore, affirmait que «le Hezbollah, exploitant la longue histoire des réseaux commerciaux des expatriés du Moyen-Orient en Amérique latine, reste une menace obscure mais persistante» au Venezuela. Cette affirmation repose sur le réseau de places fortes construites par les immigrés du Moyen-Orient, Libanais et Syriens notamment, au Venezuela, en Argentine et dans d’autres foyers actifs comme la zone des trois frontières à Foz De Igazu (Brésil-Argentine-Paraguay), en Colombie, au Mexique, etc.

Ces liens du Hezbollah avec le Venezuela reposent en grande partie sur un homme, l’ancien vice-président vénézuélien Tarek Al Aissami, actuel Ministre de l’Industrie de Maduro, d’ascendance syro-libanaise, qui a déjà fait l’objet d’un article sur Le Petit Hebdo (voir ci-dessous). Ces faits ont été établis par une combinaison de groupes de réflexion néoconservateurs, tels que le Centre pour une société sûre et libre, et d’anciens responsables de l’Administration Bush, tels que  Roger Noriega , ainsi que par Bolton et l’AIPAC, liés à l’Institut Gatestone. Ils ont notamment démontré comment Tarek Al Assaimi a monté ses campagnes politiques grâce à l’argent de la drogue.

El Aissami a fait l’objet de sanctions économiques de la part du gouvernement des États-Unis, suite à des accusations du Bureau de contrôle des actifs étrangers sur sa complaisance présumée dans le transport de cocaïne, et ce depuis 2008. El Aissami aurait usé de son pouvoir politique pour permettre le trafic de cocaïne entre la Colombie, le Venezuela, le Mexique et les États-Unis, en relation avec des cartels mexicains et des trafiquants colombiens. Des rumeurs de son implication dans le narcotrafic existaient depuis 2015, quand le Département de la Justice américain avait ouvert une enquête.

Le nom d’El Aissami apparaît dans l’affaire des faux passeports vénézuéliens révélée en février 2017 par CNN en español. Un employé de l’ambassade vénézuélienne en Irak a révélé que l’ambassade aurait distribué de faux passeports vénézuéliens à des citoyens syriens, dont une partie seraient des combattants du Hezbollah irakien (ou Kataïeb Hezbollah). D’après le lanceur d’alerte, des passeports et visas étaient distribués par des employés de l’ambassade, en l’échange de fortes sommes d’argent. Les passeports octroyés permettent d’entrer sans visa dans un grand nombre de pays occidentaux, incluant l’Espace Schengen. Après avoir tenté d’alerter la Chancellerie sans succès, le lanceur d’alerte s’est tourné vers le FBI et la chaîne de télévision CNN. Les journalistes de CNN ont obtenu un rapport émis par les services secrets américains qui estime à 173 le nombre de passeports émis de façon frauduleuse dans cette affaire. Le rapport désigne Tareck El Aissami, alors ministre de l’Intérieur et responsable des services d’immigration, comme le donneur d’ordre. Suite à ces révélations, le gouvernement vénézuélien accuse CNN de « propagande de guerre » et suspend l’autorisation de diffusion de la chaîne pour une durée indéterminée. La chaine continentale TeleSur met en doute la crédibilité du témoin, pointant ses relations avec des personnalités de partis politiques antichavistes vénézuéliens, une accusation d’agression sexuelle sur une interprète et des soupçons de corruption le concernant.

De même, bon nombre de ces groupes et individualités, notamment John Bolton, ont joué un rôle déterminant en démontrant que l’Iran – allié stratégique du Venezuela chaviste – n’est pas au Venezuela pour mener une alliance «normale», mais pour fournir une couverture à ses activités illicitesdont ses ambitions de construire une bombe nucléaire. Bolton a accusé le Venezuela d’avoir hébergé et collaboré avec des criminels et des passeurs iraniens. Lors d’une audience en 2013, Bolton a affirmé que l’Iran opérait au Venezuela afin d’éviter tout contrôle international :

Ce sont des passeurs experts – la plus grande installation diplomatique iranienne au monde se trouve à Caracas, au Venezuela […] ils blanchissent leur argent par l’intermédiaire des banques vénézuéliennes. « 

Bolton a  également affirmé que l’Iran utilisait le Venezuela «pour conserver l’accès aux vastes réserves d’uranium du pays», suggérant que le Venezuela est lié au désir de l’Iran d’acquérir et de développer des armes nucléaires. Cela dit, des scientifiques, payés par Chavez puis Maduro, ont longtemps prétendu que les gisements d’uranium vénézuéliens étaient minimes et qu’il serait probablement difficile de les exploiter.

Cependant, les groupes de réflexion – tels que le Centre pour une société libre et sécurisée et le Centre d’études stratégiques et internationales, dont le conseil d’administration  comprend Henry Kissinger, le PDG d’ExxonMobil, Darren Woods, et le néoconservateur Richard Armitage. – continuent de  signaler ce risque comme important.

Terreur ici, terreur là-bas, terreur partout

Les Etats-Unis, sous Trump, Pompeo ou Bolton brandissaient la « menace terroriste » comme une raison suffisante pour appuyer une éventuelle intervention de pays amis limitrophes, comme la Colombie, par exemple. Qu’en sera t-il, avec Biden qui entend réintégrer l’accord nucléaire avec l’Iran?

De hauts responsables de l’Administration Trump, y compris  Trump lui-même avaient évoqué à plusieurs reprises la possibilité d’une intervention militaire américaine au Venezuela afin de soutenir le gouvernement parallèle du président vénézuélien Juan Guaidó. En soulignant l’implication du Hezbollah et de l’Iran, l’administration Trump reliait sa politique au Moyen-Orient à sa politique vis-à-vis du Venezuela, pouvant aller jusqu’à une intervention au Venezuela, d’autant plus qu’il se situe «dans notre hémisphère», comme l’avait déclaré Pompeo lors de son entretien de février.

Si les États-Unis avaient réussi à renverser l’actuel régime dictatorial vénézuélien en invoquant la menace de l’Iran et du Hezbollah, ils auraient pu alors associer cette intervention au Venezuela à la nécessité d’intervenir à la source de ces prétextes : le Liban et l’Iran.

En effet, les efforts de changement de régime soutenus par les États-Unis et visant l’Iran étaient déjà  bien avancés  et les mêmes responsables qui défendaient le lien présumé entre l’Iran, le Hezbollah et le Venezuela étaient ceux qui militent aussi depuis longtemps  pour une forme de guerre préventive contre l’Iran, contrairement à la nouvelle Administration aux commandes depuis le 20 janvier 2021.

Dans le cas du Liban, la politique américaine mitigée sur le Liban, offrant des tonnes d’armes à « l’armée libanaise », susceptibles de tomber dans l’escarcelle du Hezbollah, ont plutôt eu tendance à assurer la mainmise du groupe terroriste sur une population libanaise qui n’a guère d’autre choix. Aucune initiative, autre que judiciaire (trafics en Amérique du Sud) n’a vraiment tenté de faire dérailler cette assise du Hezbollah dans le pays, comme en témoignent les dernières élections libanaises et même les conséquences, sans véritables sanctions, de l’explosion des réserves de nitrate d’ammonium, en août 2020, en plein port de Beyrouth. 

Toutefois, Israël se prépare activement à la guerre  avec le Liban depuis plus d’un an, et elle n’est plus censée tout faire pour éviter de frapper les infrastructures économiques d’un pays qui soutient activement la présence iranienne dans la région et le pays lui-même, par l’entremise du Hezbollah. Ces préparatifs de guerre bénéficiaient, jusqu’à il y a peu, du  soutien implicite des États-Unis.

On a encore trop peu d’éléments de politique sud-américaine de l’Administration Biden-Blinken. Mais cela fait partie des dossiers en souffrance, dans les flancs même de l’Amérique…

Marc Brzustowski,

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Venezuela : l’agent de liaison du Hezbollah Tareck El-Aissami Vice-Président!

Selon le Centre Simon Wiesenthal, le nouveau vice-président du Venezuela, Tarek El-Aissami, nommé le 4 janvier 2017 par le président Nicolas Maduro, est lié de près au Hezbollah en Amérique latine. Shimon Samuels, directeur des Relations extérieures du Centre Wiesenthal, indique que bien que présenté officiellement comme Druze, El-Aissami est identifié de manière étroite avec l’Iran et le Hezbollah, qui sont très actifs dans le continent sud-américain.

Le centre révèle que le nouveau vice-président vénézuélien fut parmi les intermédiaires dans les pourparlers entre l’Iran et l’Argentine de Cristina Kirchner en vue du fameux accord, qui promettait du pétrole iranien en contrepartie notamment de l’étouffement des enquêtes sur la responsabilité iranienne dans les attentats contre la communauté juive de Buenos-Aires dans les années 1990.

La nomination de Tareck El-Aissami au sommet de l’Etat vénézuélien assure et facilite la poursuite des activités du Hezbollah en Amérique du sud. Le Dr. Ariel Gelblung, représentant du Centre Simon Wiesenthal pour l’Amérique latine, indique que, non seulement Tareck El-Aissami est très lié aux FARC colombiennes et aux cartels de la drogue, dont le Hezbollah tire largement profit, mais il a également hérité de la haine antisémite et antisioniste de l’ancien président Hugo Chavez. Pour le Dr. Gelblung, cette nomination avait porté gravement atteinte à la communauté juive du Venezuela qui vit déjà des moments très difficiles depuis les années Chavez.

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