Netanyahu va renforcer la ligne partagée avec le Golfe pour faire face à Biden

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Le Premier ministre Binyamin Netanyahu effectuera ses premiers voyages officiels aux Émirats arabes unis et à Bahreïn au cours de la première semaine de février pour rencontrer leurs dirigeants face à face. Son objectif principal, rapporte DEBKAfile, sera d’activer l’axe Golfe-Israël contre l’Iran façonné par l’ancien président américain Donald Trump en septembre dernier et ancré sur des relations normalisées dans le cadre des «accords d’Abraham». 

Son successeur, Joe Biden, n’a pas encore exposé sa politique iranienne sous une forme pratique, mais son conseiller à la sécurité nationale, Jake Sullivan, a levé un coin du voile, après avoir rencontré son homologue israélien, Meir Ben-Shabbat, dimanche 24 janvier.


Sullivan, lors de sa conférence, a parlé d’une discussion sur «les opportunités de renforcer le partenariat au cours des prochains mois, notamment en s’appuyant sur le succès des accords de normalisation d’Israël avec les Émirats arabes unis, Bahreïn, le Soudan et le Maroc». Le conseiller de Biden a lancé une invitation à entamer un dialogue stratégique «à court terme».

Ces premiers travaux préparatoires ont précédé le voyage historique de trois jours de Netanyahu dans le Golfe. Son premier entretien se tiendra avec le prince héritier Sheikh Mohammed bin Zayed Al Nahyan (MbZ) à Abu Dhabi, suivi d’une visite à Dubaï pour des entretiens avec son dirigeant, le Premier ministre et le vice-président des Émirats arabes unis, Sheikh Mohammed bin Rashid Al Maktoum, et quelques hommes d’affaires. Le troisième jour, Netanyahu se rendra à Manama pour rencontrer le roi Hamad bin Isa Al Khalifa de Bahreïn et le prince héritier Salman bin Hamad bin Isa Al Khalifa. Le souverain saoudien, le prince héritier Mohammad ben Salmane, sera présent dans l’esprit mais pas en personne en prêtant une oreille attentive sur l’événement, bien que Riyad n’ait pas rejoint les accords d’Abraham.

Cette semaine, les Émirats arabes unis ont approuvé la création de leur première ambassade à Tel Aviv. Netanyahu pourra faire appel aux nouvelles ambassades d’Israël à Abu Dhabi et Manama. Le Premier ministre a un intérêt politique évident à mettre en valeur les liens historiques qu’il a forgés tout en luttant pour remporter les prochaines élections israéliennes du 23 mars.

Dans le même temps, une interaction opportune avec Washington ne peut être retardée tant que le nouveau président américain n’a pas fixé sa politique iranienne dans le marbre. Biden a indiqué qu’il avait l’intention de reprendre les pourparlers avec la République islamique sur l’accord nucléaire de 2015, mais jusqu’à présent en termes généraux. Les semaines à venir verront donc de fréquents déplacements entre Jérusalem, les capitales du Golfe et Washington, alors que leurs dirigeants veulent jouer un rôle actif dans l’élaboration de cette politique et les négociations ultérieures.

Israël et les Émirats arabes unis ont renforcé leurs relations par des exercices conjoints de l’armée de l’air au-dessus du Golfe et de la Grèce.

La Maison Blanche est évidemment ouverte aux conseils, au moins, des acteurs régionaux concernés. Le candidat de Biden au poste de secrétaire d’État, Antony Blinken, a assuré aux sénateurs lors de son audience de confirmation la semaine dernière, que le département d’État tiendrait des consultations avec Israël et d’autres alliés avant de revenir à l’accord nucléaire iranien.

Israël a une longue liste de réparations fondamentales à effectuer à partir du document original «défectueux», en soulignant la pertinence pour ses intérêts de sécurité nationale. La plupart seront appuyés par ses voisins du Golfe sur des préoccupations partagées: on pense qu’ils incluent un engagement iranien d’arrêter immédiatement l’enrichissement d’uranium et la production de centrifugeuses avancées, ainsi que d’abandonner son programme de missiles balistiques et de précision. Téhéran doit cesser de soutenir ses groupes terroristes par procuration dans la région, à commencer par le Hezbollah libanais, et mettre fin aux attaques terroristes contre des cibles israéliennes ou juives dans le monde. L’Iran doit être contraint par tout accord révisé d’autoriser un accès complet aux inspecteurs de l’observatoire de l’ONU, l’Agence internationale de l’énergie atomique.

Les dirigeants du Golfe se joindront sans aucun doute à Israël pour faire pression sur ces questions et aussi pour l’éviction des positions militaires de l’Iran en Irak, en Syrie et au Yémen.

Bien que des pourparlers clandestins entre les États-Unis et l’Iran aient eu lieu avant l’assermentation du président Biden, les Iraniens jouent publiquement un jeu difficile avec la nouvelle administration. Ils affichent vouloir la suppression des restrictions qui ont été prises dans le cadre de l’accord nucléaire, en particulier sur l’enrichissement de l’uranium, et renforcent les relations de concessions mutuelles avec la Corée du Nord et la Chine.

Les signataires européens de l’accord nucléaire, le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne, pousseront Biden à obtenir son traité avec l’Iran le plus tôt possible, afin de ramener l’Iran sur une voie durable. L’axe Israël-Golfe face à l’Iran sera donc appelé à modérer ses revendications. Biden peut également avoir un problème intérieur à résoudre: son parti démocrate s’est opposé aux énormes transactions d’armes que son prédécesseur a conclues avec les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite.

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