Frappe en Irak : au moins 6 miliciens tués parmi les milices pro-iraniennes

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Les médias arabes attribuent l’attaque aux États-Unis et la chaîne iranienne Al-Alam a rapporté que l’attaque avait été menée par des drones. Des sources affiliées à l’Iran et au Hezbollah affirment que des cibles militaires irakiennes (sans préciser lesquelles) ont été attaquées. Les responsables irakiens n’ont pas encore confirmé les détails

Daniel Salameh Publié: 19.01.21, 02:12

Au moins six miliciens ont été tués dans une frappe aérienne contre des milices pro-iraniennes en Irak ce soir (de lundi 18 à mardi 19 janvier). C’est ce rapportent des médias arabes. Selon les reportages, les États-Unis sont à l’origine de l’attaque contre les forces chiites Ashd al-Shaabi et ont été menées par des drones. Les médias affiliés à l’Iran et au Hezbollah, notamment la chaîne en arabe Al-Manar et la chaîne en arabe Al-Alam, affirment que l’attaque visait des cibles de l’armée irakienne. Même selon les informations diffusées sur ces chaînes, il s’agit d’une attaque dont les États-Unis sont responsables.

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Divers médias ont également signalé la présence et l’activité importantes des avions de l’US Air Force dans le ciel irakien dans la région de Jaraf a-Sahar au sud de Bagdad, où l’attaque a eu lieu. Dans deux jours, le pouvoir du président Donald Trump à la Maison Blanche prendra fin. Au cours des derniers mois, vers la fin de son mandat, on craignait que Trump n’agisse contre l’Iran au Moyen-Orient. En novembre dernier , le général Ismail Qaani, le successeur du commandant éliminé de la Force Qods, Qassem Suleimani, s’est rendu en Irak et s’est entretenu avec des miliciens soutenus par l’Iran ainsi qu’avec des politiciens chiites dans le pays. Qaani a exhorté les combattants de la milice à ne pas permettre à Trump de lancer un round de violence et a demandé aux politiciens chiites d’essayer d’arrêter les attaques contre les forces américaines dans le pays. Le même mois, le New York Times a rapporté que Trump avait envisagé la possibilité d’attaquer les installations nucléaires de l’Iran avant la fin de son mandat, mais de hauts responsables du gouvernement l’ont persuadé de ne pas le faire.

Le président américain Donald Trump

Une présence accrue de bombardiers américains B-52 a été enregistrée ces derniers mois dans la région. Il y a deux jours, deux de ces bombardiers se sont dirigés des États-Unis vers le golfe Persique à travers le ciel israélien – la cinquième fois ces dernières semaines et la deuxième fois en 2021. Les responsables américains ont déclaré que l’objectif était d’envoyer un message menaçant à l’Iran, avant un changement prochain de gouvernement aux États-Unis. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif a attaqué le président américain Donald Trump. Zarif, qui a tweeté à Trump, en écrivant que « si jamais les patrouilles de vos bombardiers B-52 avaient pour but d’avertir ou d’intimider l’Iran, vous auriez mieux fait de dépenser ces milliards de dollars pour la santé de vos contribuables ». Zarif a ajouté : « Bien que nous n’ayons pas déclenché de guerre depuis plus de 200 ans, nous n’hésiterons pas à détruire les agresseurs. Demandez simplement à vos meilleurs amis qui ont soutenu Saddam Hussein. »

ynet.co.il/news

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