Pour qui roule le féminisme anti-blanc de Camélia Jordana?

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Camélia Jordana accusée de racisme après avoir déclaré: « Les hommes blancs sont, dans l’inconscient collectif, responsables de tous les maux de la Terre »

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A l’occasion de la sortie de son nouvel album, intitulé « Facile/Facile », Camelia Jordana a accordé cette semaine une interview à l’hebdomadaire « L’Obs« . Au cours de l’entretien, la chanteuse a été interrogée sur certains de ses titres. « L’ensemble de ces chansons disent que si j’étais un homme, je demanderais pardon, je questionnerais les peurs, et je prendrais le temps de m’interroger. Car les hommes blancs sont, dans l’inconscient collectif, responsables de tous les maux de la Terre« , déclare-t-elle à nos confrères.

Des propos qui ont notamment fait réagir la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme. Sur Twitter, la Licra a dénoncé une « déclaration inconsciente ». Dans un autre tweet, elle a invité à lire « Le Droit de Vivre », « la revue universaliste, antiraciste et antisexiste qui préfère la conscience aux inconscients ». De nombreux internautes, dont des personnalités, ont également réagi aux propos de Camelia Jordana en l’accusant de racisme.






Maud Bregeon

@MaudBregeon

·



Le féminisme « avance dans l’honneur », pas dans la haine des hommes. Réécoutez et lisez Elisabeth Badinter, ça ne vous fera pas de mal @Camelia_Jordana
. #CameliaJordana #PasMonFeminisme

Sofian 


@Crohnfighter



Si j’étais #CameliaJordana je demanderais pardon d’être aussi idiote.

Ramona Radu@RamonaRaduEngagée avec @enmarchefr#LaREM#Europe

Drapeau de l'Union européenne

#environnement

Globe terrestre Europe-Afrique
Herbe

#égalité

Symbole féminin
Symbole masculin

Mes tweets n’engagent que moi3 346 abonnements3 274 abonnésSuivi par aucune des personnes que vous suivez


Eugénie Bastié@EugenieBastie·Dois-je demander pardon à mon fils de cinq mois de l’avoir fait naitre dans un monde où il devra demander pardon du seul fait d’exister? #CameliaJordana

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Florian Philippot@f_philippot·Les propos abrutis de #CameliaJordana illustrent parfaitement ce que sont devenus l’anti-racisme et l’anti-sexisme : de la haine à l’état pur, contre les blancs et contre les hommes.

Lydia Guirous@LydiaGuirous·Ah…ce racisme décomplexé de ceux qui se considèrent comme victimes éternelles ( même quand ils ont tout eu …)! #CameliaJordana par son militantisme marketing souffle sur les braises communautaires et fracture la fraternité…

Marc Brzustowski

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Gabriel Robin@gabirobfrance·Camelia Jordana devrait apprendre à parler, car sa phrase signifie l’exact contraire de ce qu’elle veut dire.

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Ramona Radu@RamonaRadu·Bêtise ou ignorance ? Ni l’un ni l’autre : c’est du racisme. #CameliaJordana#racisme

jeanmarcmorandini.com

Si j’étais un homme, je demanderais pardon » : le féminisme « Facile » de Camélia Jordana

Gloubi-boulga

Par Louis Nadau

Publié le 14/01/2021 à 18:25

L’artiste engagée, interrogée par « L’Obs » ce jeudi 14 janvier à l’occasion de la sortie de son quatrième album, Facile, étale un militantisme de bon ton, certain de sa supériorité morale, quitte à sombrer dans la caricature.

Autant l’écrire d’emblée : on aurait préféré ne pas rédiger cet article. Le combat pour l’égalité entre les hommes et les femmes, l’analyse du sexisme ordinaire et du poids des représentations de genres dans les rapports de force sociaux mériteraient mieux que cela. Hélas, la lecture de l’interview de la comédienne et chanteuse Camélia Jordana dans le numéro de L’Obs daté de ce jeudi 14 janvier (pas encore publié sur leur site à l’heure où nous écrivons ces lignes) nous amène à ce triste constat : le féminisme est une chose trop sérieuse pour être caricaturée à ce point.

L’artiste engagée, interrogée à l’occasion de la sortie de son quatrième album, Facile, dans lequel elle « affiche son féminisme » selon nos confrères, étale un militantisme de bon ton, quitte à friser le ridicule. On peut bien sûr partager le constat navrant dressé par la chanteuse, renforcée dans son cas par sa célébrité précoce (Camélia Jordan a été sous les feux de la rampe dès sa participation, à 16 ans, à l’émission Nouvelle Star) : « Aujourd’hui, une femme en contact avec le monde extérieur subit forcément du sexisme. Quand j’étais plus jeune, en plus du sexisme, je subissais l’infantilisation« , raconte-t-elle.

Mais la suite n’est pas d’aussi bon aloi. Camélia Jordana adopte en effet la position, un rien condescendante, d’éducatrice de ses contemporains, pas assez éveillés à son goût :  « Quand j’entends des propos scandaleux, sexistes ou racistes, je prends le temps d’expliquer les choses avec des exemples et de l’humour. J’adore la pédagogie. Généralement, les gens comprennent. C’est juste un travail d’éducation.« De discussion, de dialogue, voire de contradiction, il n’est déjà plus question : l’interlocuteur est prié de recevoir la bonne parole et de s’y conformer.

LE DRAME DE LA TROTTINETTE

L’agacement que le lecteur trop orgueilleux pourrait alors ressentir se mue vite en dédain lorsque l’héroïne césarisée du Brio relate la genèse de la chanson « Si j’étais un homme », dont le titre détourne celui du vieux morceau de Diane Tell. L’œuvre est née d’une « agression » dont Camélia Jordana a été « victime » alors qu’elle se rendait à son studio en trottinette électrique. Attention, traumatisme : « Il y avait un énorme embouteillage, je circulais entre les voitures à l’arrêt, je suis passée devant un chauffeur de taxi qui ne pouvait pas avancer. Il l’a fait pourtant, et c’est là qu’il a touché ma trottinette. Je suis descendue, je l’ai regardé, interloquée, et il s’est permis de me gueuler dessus.« 

Le drame inspire à Camélia Jordana cette réflexion : « Si j’avais été un mec haut de 2 mètres, est-ce que cet homme se serait permis de rouler sur une trottinette et de hurler ? J’ai écrit cette phrase : ‘Si j’étais un homme’, et le reste de la chanson est sorti en dix minutes. » Que c’est beau, la lutte. Notons tout de même qu’un homme de la même taille que Camélia Jordana – l’auteur de ces lignes, à dix centimètres près -, aurait lui aussi été agoni d’injures. Comme dit Audiard : « Quand les types de 130 kilos disent certaines choses, ceux de 60 kilos les écoutent.« 

httpv://www.youtube.com/watch?v=embed/BYiXOCz2y9Q

Le meilleur reste toutefois à venir. « L’ensemble de ces chansons disent que si j’étais un homme, je demanderais pardon, je questionnerais les peurs, et je prendrais le temps de m’interroger« , affirme-t-elle, sans que L’Obs juge bon de lui faire développer sa pensée. Un homme est-il fautif par nature ? Est-il forcément complice du patriarcat ? N’est-il qu’une brute épaisse, inconscient des inégalités entre hommes et femmes ? Pourquoi devrait-il s’excuser ? La réponse est toute trouvée : « Car les hommes blancs sont, dans l’inconscient collectif, responsables de tous les maux de la Terre. » Si c’est l’inconscient collectif qui le dit… Camélia Jordana glisse discrètement, au passage, de la catégorie des hommes à la catégorie des « hommes blancs« , comme si ces derniers avaient le monopole de l’oppression des femmes, ou jouissaient, comme certains le pensent, d’un privilège indu, qu’on peut plutôt décrire comme la norme auquel chacun devrait avoir droit.

« DÉCONSTRUCTION »

Qu’on se rassure, la pensée de Camélia Jordana aura tout le temps d’être étayée dans un « documentaire féministe » en préparation, dans lequel l’intéressée « donne la parole aux hommes« . « Le but du féminisme est d’obtenir l’égalité́ des droits entre les hommes et les femmes. Ça ne va pas plus loin que ça« , déclare justement la chanteuse, qui ajoute : « Les courants du féminisme peuvent renfermer plein d’avis différents, mais cette quête d’égalité́ est ce qui nous rassemble. » Les propos régulièrement tenus par des militantes comme Alice Coffin ou Pauline Harmange – autrice de Moi les hommes, je les déteste  – invitent toutefois à relativiser cette vision un tantinet angéliste de ces mouvements.

A LIRE AUSSI : Pas de hasard pour Alice Coffin : « à la tête des entreprises qui polluent », « ce sont des hommes »

Camélia Jordana invite donc à une grande « déconstruction » du patriarcat, laquelle « n’aura lieu que si elle est aussi masculine« . « Pour ce faire, même si les femmes tiennent à cette déconstruction et à cette égalité́, je pense que le travail doit être fait par les femmes vers les hommes et pour les hommes« , assure-t-elle encore. Ebouriffante analyse, selon laquelle changer les hommes nécessite… d’interagir avec ces derniers, encore une fois essentialisés, et n’étant manifestement pas des citoyens assez éclairés pour se déconstruire eux-mêmes.

Leur cause n’est pas perdue pour autant, selon la comédienne, qui sait « que les hommes ne sont pas non plus en accord avec les diktats masculins que la société leur impose ». Ouf ? Non ! « Je ne peux pas croire qu’ils soient tous d’accord avec le fait d’avoir forcément un énorme sexe, de devoir être capables de faire l’amour pendant des heures, de devoir faire jouir leur partenaire par pénétration, d’être très musclés, de gagner plus d’argent que leur femme, de ne pas passer du temps avec leurs enfants, de ne pas aimer cuisiner« , continue Camélia Jordana. À croire que les codes de la masculinité n’ont pas évolué depuis les années 50… Et de conclure : « Parlons des pissotières : est-il normal de partager la vision de son sexe avec des inconnus ? » Il est décidément temps de prendre du champ…

Par Louis Nadau

marianne.net

Camélia Jordana Riad-Aliouane a grandi à La Londe-les-Maures

1 juin 2020 140 vues 3 Facebook Email Print Twitter

Pauvre petite fille riche :

 elle est la fille d’un chef d’entreprise de transport de béton et d’une coach en développement personnel. En Algérie, son grand-père était un référent local du Front de libération nationale (FLN), parti politique indépendantiste qui a clairement « massacré » des milliers d’Algériens, de Français et de conscrits. 

Han han trop dure la vie!

Un syndicat de police balance sur Camélia Jordana: « Elle n’a jamais mis les pieds en banlieue! Elle vient de La Londe-les-Maures, connu pour son golf et son port de plaisance » – VIDEO

Ce matin, Rocco Contento, le secrétaire départemental unité SGP-Police FO de Paris, était l’invité de la matinale de CNews. Il est revenu sur les propos tenus samedi soir dans « On n’est pas couché » sur France 2 par la chanteuse et actrice Camélia Jordana, qui a accusé les policiers de « massacrer » des hommes et femmes pour leur couleur de peau (voir l’extrait en cliquant ICI).

« Elle n’a jamais mis un pied en banlieue. Elle a grandi dans un environnement huppé de Hyères, à La Londe-les-Maures. Une ville très réputée pour son port de plaisance et son golf. Après, elle a basculé dans le show business », a-t-il déclaré. Avant d’ajouter : « Ses propos sont proprement honteux. Sans les nuancer, elle jette l’opprobre général sur toute l’institution. Je peux vous dire qu’aujourd’hui, mes collègues sont en colère et encore plus ceux qui sont issus de l’immigration ».

« C’est honteux ! Nous avons saisi le Ministre de l’Intérieur afin qu’il engage des poursuites. Elle veut faire un débat avec le Ministre. Où elle doit débattre, à mon avis, c’est devant la justice. Elle porte une grande responsabilité parce qu’elle est suivie par des millions de fans », a conclu Rocco Contento.

Vue imprenable sur la banlieue blafarde de la pauvre Dame aux Camélia Jordana Riad Aliouane. Ca met la rasra tellement c’est désertique et défavorisé… 

Christophe Castaner a jugé hier « mensongers et honteux » des propos de la chanteuse et actrice Camélia Jordana, alors que le syndicat Alliance a annoncé saisir le procureur de la République. « Non, madame, +les hommes et les femmes qui vont travailler tous les matins en banlieue+ ne se font pas +massacrer pour nulle autre raison que leur couleur de peau+, ces propos mensongers et honteux alimentent la haine & la violence. Ils appellent une condamnation sans réserve », a tweeté le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner.

« Je parle des hommes et des femmes qui vont travailler tous les matins en banlieue et qui se font massacrer pour nulle autre raison que leur couleur de peau, c’est un fait », a déclaré Camélia Jordana sur le plateau de « On n’est pas couché » sur France 2. « Il y a des milliers de personnes qui ne se sentent pas en sécurité face à un flic, et j’en fais partie. Aujourd’hui j’ai les cheveux défrisés, quand j’ai les cheveux frisés, je ne me sens pas en sécurité face à un flic en France. Vraiment. Vraiment », a-t-elle ajouté.

jeanmarcmorandini.com

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